• Au XIXe siècle, les cantaliens du pays de Riom-ès-Montagnes émigrent volontiers. L’appât du gain les incite à partir dans des régions plus clémentes, d'un point de vue économique, climatique. L'exemple le plus frappant de cet exode est celui de l'Auvergnat de Paris. Au recensement de 1896, 29 958 cantaliens habitent le département de la Seine. Le tableau suivant présente les principales migrations du pays, qu'elles soient saisonnières ou « définitives », qu'elles aient pour provenance ou bien pour destination le haut-Cantal. 

     

     

    Des marchands itinérants audacieux, les marchands de toile (photo), firent fortune dans le commerce du textile à partir du XVIIIe siècle, en France ou à l'étranger (notamment en Afrique du nord). Ils arpentèrent les villes et villages à pied, à bicyclette ou bien en voiture à cheval. Revenus au pays (Riom-ès-Montagnes, Marcenat, Allanche, Condat, Mauriac...), ils bâtirent de belles maisons, preuve de leur réussite.

    L'étameur, lui, était en charge de l'étamage, c'est à dire qu'il recouvrait les métaux (casseroles, clous, bicyclettes, caisses, marteaux...) d'une mince couche d'étain afin de prévenir l'oxydation, après avoir remis en état les différents objets. Les étameurs cantaliens (estamaïres en occitan) se déplaçaient à l'aide de roulottes hippomobiles que Jacques Mallouet, dans « Auvergne de nos racines », décrit ainsi : « Vers l'avant se trouve une minuscule pièce servant de cuisine et chambre à coucher. L'arrière de la voiture est une sorte de caisson où s'entassent les outils, innombrables » . Ils travaillaient en plein air, s'installant sur les places des villages, comme on peut le voir sur ce cliché des Archives départementales du Cantal, ci-dessous.

     

     

    Dans « Les Migrants de travail d'Auvergne et du Limousin », Marc Prival s'est penché sur ce métier d'étameur...

        

     

     

    Des Bougnats parisiens, au début du XXe siècle : à droite, le patron, entouré de ses deux commis. En arrière plan, un café, et un dépôt de bois-charbon.
     

       

    Un rémouleur, aiguisant un couteau
     

       


    Rétameur, sur la place d'un village cantalien
     

       


    Rétameur-ferblantier

         

    Un métier encore bien vivace : celui d'arracheur de gentiane. Les racines de la plante, utilisées pour la conception de l'Avèze mais aussi vendues à l'état brut ou en poudre, valent de l'or !     

     

     

    Bibliographie

    Marc PRIVAL, Les Migrants de travail d'Auvergne et du Limousin, Institut d'Etudes du Massif Central, Clermont-Ferrand, 1979

    Jacques MALLOUET, Auvergne de nos Racines, Editions Jean-Pierre Gyss, 1985

    http://cantal.liens.free.fr/V2-cantalous-nantais.php



     


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