• Article tiré du Pays de Riom-ès-Montagnes, n° 573, vendredi 2 avril 2021.

    Mission : technicien rivière

    Riom-ès-Montagnes :

    Il est le visage de la préservation des milieux aquatiques à l’échelle du bassin-versant de la Rhue : Mathieu Le Pavoux, technicien rivière, recruté en avril 2020, afin de mettre en place la compétence “Gestion des Milieux Aquatiques et prévention des Inon dations” GEMAPI, devenue obliga toire pour les intercommunalités.

    “L’eau fait partie du patri moine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource uti lisable, dans le respect des équili bres naturels, sont d’intérêt général”, indique la loi sur l’eau et les milieux aquatiques. Aussi la compétence GE MAPI a pour objectif la gestion et la protection des cours d’eau et des zones humides. Le Territoire du bassin versant de la Rhue est im planté sur deux départements : le Cantal à 88 % et le Puy de Dôme à 12 %. Il comprend 34 communes,1000 km de cours d’eau allant de Besse et Saint Anastaise à Lavigerie, en passant par Le Claux, Riom-ès-Montagnes, Trémouille ou Vebret.

    Une entente intercommunale a été créée et regroupe la communauté de communes du Pays Gentiane, (majo ritaire de par sa surface et chef de file de cette entente), Hautes Terres Communauté, la communauté de communes Massif du Sancy et la communauté de communes Sumène Artense. Recruté par cette entente, Mathieu Le Pavoux est basé à la communauté de communes du Pays Gentiane. Il sillonne l’ensemble du territoire afin d’élaborer un diagnostic complet des cours d’eau, analysant la végétation des berges, l’état des cours d’eau, l’impact des activités humaines sur le milieu aquatique...

    Disponible pour toute question relative aux cours d’eau et zones humides, il tient un rôle de conseil et d’accompagnement. Âgé de 28 ans, et titulaire d’un BTS Ges tion des espaces naturels, il exerce le métier de technicien rivière depuis 8 ans, en Normandie puis dans le Doubs notamment sur la rivière de la Loue, proche de Besançon. Il a choisi le Cantal pour ses attaches fa miliales et ses paysages. C’est aussi un territoire idéal pour y exercer le parapente, la randonnée et l’apicul ture.

    Au quotidien, sa mission consiste à améliorer le fonctionne ment du milieu aquatique tout en pré servant les usages (agricoles,touristiques, loisirs, pêche ...) et les activités du territoire. Il est un acteur central consulté aussi bien par les collectivités, que les riverains, parti culiers, agriculteurs, forestiers, pê cheurs ... “Ma mission, explique-t-il, est de répondre à une problématique tout en préservant le milieu aqua tique, de trouver le juste équilibre entre utilisation de la rivière, par exemple pour abreuver des animaux et la préservation du cours d’eau.” “Je n’exerce pas de mission de contrôle ni de police ajoute Mathieu Le Pavoux, mais j’interviens pour trouver des compromis qui convien nent à tous quand il est question d’un cours d’eau.”

    Cette compétence reçoit le soutien de nombreux partenaires :Conseils Départementaux du Cantal et du Puy de Dôme, Agence de l’eau Adour Garonne, fédérations de pêche, AAPPMA, Parc Régional des Volcans d’Auvergne, l’État et Cham bres d’Agriculture pour ne citer que ces derniers, qui financent en grande partie les ouvrages nécessaires à la résolution des différentes probléma tiques identifiées sur les cours d’eau.

    Ce diagnostic de terrain qui s’étend sur 2020 et 2021 permet l’élaboration d’un Programme Plu riannuel de Gestion (PPG). Il pré-sente les problématiques de terrain et propose un programme d’actions et de travaux définis pour une bonne gestion des milieux aquatiques.


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  • "Les folies fermières" en tournage

    Le tournage du film "Les folies fermières" a débuté il y a quelques jours dans le Cantal et se poursuit jusqu'au 26 mai. Cette comédie retrace une histoire vraie, celle d'un éleveur de bovins et producteur de fromage - incarné par Alban Ivanov, qui, pour sauver sa ferme, crée un cabaret fermier. Le casting se compose donc d'Alban Ivanov mais aussi de Sabrina Ouazani, Michèle Bernier, Bérengère Krief ou encore Guy Marchand. Près de soixante personnes composent l'équipe du film (réalisateur, comédiens, techniciens...).

    Le réalisateur choisit Trizac

    Les spectateurs seront transportés à Trizac et en particulier dans la ferme de Christelle et Pierre Tournadre, une grange de 40 m de long, qui sert de décor principal au film. Le réalisateur, Jean-Pierre Améris, est tombé sous le charme des lieux. « C’est la première des fermes (que le repéreur avait castées) que je visitais et j’ai tout de suite su, en mon for intérieur, que ça allait être le décor du film. Il y a absolument tout dans cette ferme, de la toile cirée à la peinture sur les murs, une grange magnifique, 40 mètres de long, où sera reconstitué un cabaret. Et puis il y a un cadre magnifique : on est sur un plateau, il y a un buron au-dessus, le grand air, de grands paysages… J’y retrouve quelque chose de cette exaltation des grands paysages écossais. J’ai très envie de montrer ça. »

    Trizac : une ferme sert de décor à un film

    Lobbying

    Ce tournage s'inscrit dans une stratégie offensive du Département du Cantal qui voit dans le cinéma un intérêt économique, au regard des retombées, et en terme de promotion du territoire. Depuis plusieurs mois, le Cantal accueille en effet régulièrement des tournages de films aux castings alléchants (Mystère, avec Vincent Elbaz, Marie Gillain, Eric Elmosnino et Tcheky Karyo - sortie le 15 décembre 2021 ; Tendre et saignant, avec Géraldine Pailhas, Arnaud Ducret, Jean-François Stévenin - sortie décembre 2021 ; Délicieux, avec Guillaume de Tonguédec, Isabelle Carré, Grégory Gadebois - sortie le 8 septembre 2021, ou encore Garder ton nom, avec Julie Piaton - date de sortie non connue ) et prochainement Les chemins de pierre, avec Jean Dujardin).

    En savoir plus sur le site internet du quotidien La Montagne


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  • La Rosière a résisté à toutes les époques

    Dans les dictionnaires, on définit la rosière comme "une jeune fille qu'on récompense pour sa réputation vertueuse". Instituée d'après la légende par Saint Médard au cours du Ve siècle, la Fête de la Rosière est perpétuée dans plusieurs communes françaises. Elle consiste en la remise d'une couronne de roses à une jeune fille dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie aura marqué le village.

    A Riom, cette coutume fêtera ses 100 ans en 2023. La tradition de la Rosière perpétrée dans la cité cantalienne depuis 1923 est née de la volonté d'une riomoise. Cette riomoise, c'est Elizabeth Espinasse qui, par voie testamentaire, léguait le 15 juillet 1903 à la commune de Riom-ès-Montagnes "une rente de 3 % perpétuelle de 500 francs". Dans son testament, elle stipulait les conditions requises pour devenir une rosière : "la rosière doit être une jeune fille âgée de 18 ans à 25 ans, qui s'en sera rendu digne par sa bonne conduite, le bon exemple qu'elle aura donné et les soins affectueux et dévoués qu'elle aura témoigné envers ses pères et mères ou les membres de sa famille" (archives du Pays de Riom-ès-Montagnes). Une commission composée du Maire de Riom-ès-Montagnes, du curé de la paroisse et du trésorier de la fabrique de la dite paroisse est chargée d'élire la rosière. La première Rosière honorée fut Henriette Dumas en septembre 1923.

     

      

    Elizabeth Espinasse, l'instigatrice

    de la Fête de la Rosière à Riom-ès-Montagnes

     

     

    Un esprit intact

    Le dimanche matin, les élus de la commune accompagnés de la fanfare municipale se dirigent vers le lieu d'habitation de la future Rosière, où se forme le début du cortège. S'ensuit la messe (10 h) puis le défilé de la Rosière à travers la ville. En fin de matinée, sur le perron de l'hôtel de ville, le maire fait l'éloge de la jeune fille et termine son discours en la déclarant Rosière de l'année. Une couronne de roses blanches lui est alors posée sur la tête, suscitant les applaudissements des spectateurs.

    Si depuis, la tradition a évolué, l'esprit demeure. En effet, le fait d'être choisie comme Rosière représente toujours un grand honneur. Le défilé avec les demoiselles d'honneur est le moment phare de cette fête mais depuis quelques années, il est accompagné d'animations musicales et chorégraphiques (1), tout au long du week-end. Ainsi, la Rosière tend à symboliser un peu plus la jeunesse et le dynamisme riomois et ce rendez-vous traditionnel de début août a été rebaptisé "Fête de la Rosière et de la jeunesse".

      

     

    (1) Le groupe folklorique Les Ariomdoux, qui transmet un autre patrimoine, celui des danses et musiques régionales, est bien évidemment convié aux festivités.

     


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  • On connaissait le savon d'Alep ou le savon de Marseille. Et si on parlait un peu du savon du Cantal ? Elles sont plusieurs à fabriquer du savon artisanal, d'Aurillac à Ytrac en passant par... Collandres.

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  • Zoom sur la résistance en pays riomois

    Copyright Le Pays de Riom-ès-Montagnes - édition spéciale n° 5 "Riom de 1940 à 1950"

    Les 24 et 29 décembre 1941, une pluie de tracts invitant la population à la résistance arrosa Riom-ès-Montagnes, tracts lâchés par avion. La résistance démarra assez lentement à Riom-ès-Montagnes. Comme partout ailleurs, elle partit de petits cercles d'amis qui se réunissaient régulièrement pour commenter les nouvelles et les derniers communiqués de la radio de Londres.

    Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahirent la France du sud. Dès lors, dans le Cantal, la Résistance s'organisa. Au printemps 1943, des Riomois rejoignirent le principal mouvement de résistance, le MUR (Mouvement uni de la résistance). 

    Parmi eux, Robert Monier, Jean Couderc, Jules Mougenot, Lignon et Jules Chauchard. Au cours de l'année 1943, chaque canton fut doté d'un responsable qui recruta à son tour un correspondant dans chaque commune. L'Armée secrète (AS) se forma ainsi rapidement. Au sein du MUR, Monier et Lignon furent nommés responsables du canton de Riom-ès-Montagnes. A l'automne 1943, la mise en place des "groupes francs", également appelés "corps francs" ou "sizaines de choc" était achevée. Chaque sizaine était une cellule de six hommes. Ces groupes devaient être en mesure d'intervenir dans des actions de sabotage. En décembre 1943, six groupes francs étaient en place dans le Cantal. Celui des cantons de Riom-ès-Montagnes et de Condat avait pour responsable M. Athènes, dit "Greco". La région peut se flatter d'avoir été un des premiers centres de résistance du département. Les effectifs de l'Armée secrète prirent rapidement de l'ampleur. Elle compta plus de 2 000 hommes pour le Cantal, dont une cinquantaine pour le canton de Riom-ès-Montagnes.

    Au 1er juin 1944, le département comptait plus de 3 000 résistants actifs. En effet, à l'Armée secrète, s'ajoutait les effectifs des Francs Tireurs Partisans (200 à 250 hommes d'obédiance communiste), les combattants de l'Organisation de résistance de l'armée (entre 100 et 150 militants encadrés par d'anciens officiers de l'armée) et les effectifs des maquis (ils comptaient entre 500 et 600 hommes). Les combattants disposaient en outre de nombreux sympathisants.

    Les sabotages

    Dans la nuit du 10 au 11 mars 1944, le corps franc MUR de Condat-Riom s'empare d'un wagon de 400 pneus en gare de Condat-Saint Amandin. Il en enlève une partie et met le feu à ceux qu'ils ne peut emporter. Ce groupe était chargé plus précisément de désorganiser les moyens de transport par voie ferrée pour le nord-est du département.

    Parmi eux, il faut citer Jean Battud, employé de la SNCF à Saint-Amandin. C'est lui qui était chargé de poser les explosifs. Après avoir été arrêté, il est mort en déportation.

    Le 3 juin 1944, la voie ferré Bort-Neussargues explose en deux endroits de part et d'autre de Riom-ès-Montagnes.

    Le 4 juin 1944, nous raconte Paul Armand : "Les FFI arrivèrent à l'improviste, en plein midi avec une locomotive, pour coucher en douceur ses 60 àu 80 tonnes en travers le la voie et interdire ainsi la circulation. Ils neutralisèrent pacifiquement les gendarmes et plastiquèrent le rail un peu au-delà de l'Auvergne Laitière. Au premier essai, la loco passa par dessus le rail tordu et continua sa route. Il fallut sauter dans une traction pour la récupérer au passage à niveau de Saint-Angeau.

    A la deuxième tentative, avec une charge plus forte et en mettant toute la vapeur... Elle refusa encore de dérailler et disparut. Faute d'avoir pu être interceptée, elle finit sa course dans le potager du chef de gare de Saint-Etienne-de-Chomeil. J'ai vu tout cela, caché derrière les baraquements, là où est le nouveau foirail !"

    Autre fait de résistance attribué au même groupe Greco, la capture vers Riom-ès-Montagnes d'une estafette allemande se déplaçant à moto alors qu'elle se rendait de la Creuse au Puy le 23 juillet 1944.

    1944 : une clinique de la Résistance voyait le jour

    En 1944, un jeune chirurgien venu de Toulouse, le docteur E. Courty, monte avec son père une petite clinique à Riom-ès-Montagnes, 59 avenue de la République, à l'emplacement actuel de l'imprimerie. Dans une maison particulière, cinq chambres sont installées, soit une douzaine de lits. Cet établissement devient rapidement la clinique de la Résistance. Elle accueille de nombreux maquisards blessés lors des accrochages, puis des batailles rangées avec les troupes d'occupation. 

    La ville n'étant pas surveillée par une garnison allemande, les allées et venues se font en toute discrétion. Excellent organisateur, le docteur Courty met sur pied une équipe chirurgicale avec la complicité des médecins de la région, notamment Georges Delteil, Georges Godenèche, Jean Simon et MM. Serre, père et fils. Les interventions chirurgicales sont nombreuses et il y en eut de difficiles. Elles ont lieu aussi bien la nuit que le jour. Le docteur Courty est toujours là et appelle tantôt l'un, tantôt l'autre de ses aides. 

    Le 26 juin 1944, ce que l'on ne cessait de craindre finit par se produire. Le service de liaison qui fonctionne à merveille prévient la population, et surtout l'équipe médico-chirurgicale qu'une forte colonne allemande se dirige vers Riom-ès-Montagnes. Les docteurs Courty et Delteil s'éloignent non sans avoir prévenu le docteur Simon et lui avoir demandé de camoufler ses blessés. Le docteur Delteil se sait visé à cause de ses deux frères officiers qui sont passés à la dissidence en Afrique du Nord. C'est chez lui que la colonne allemande commence ses perquisitions. Sans résultat, heureusement ! Puis les allemands se rendent à la clinique Courty et ne trouvent rien… ! Des maquisards blessés et même un officier américain sont soignés dans la clinique comme de simples citoyens. Tout le personnel, bien stylé, les présente comme tels.

    (récit fondé sur divers témoignages de l'époque)

    La Libération : Riom honore ses résistants

    A Riom, trois stèles rappelent des faits de guerre datant de la 2nde Guerre mondiale : route de Châteauneuf et route de Saint Angeau (photos) mais aussi sous le Sard, en l'honneur de Robert Monier, chef de la Résistance de Riom-ès-Montagnes et son camarade Grégoire, "tués par l'ennemi le 9 juillet 1944".


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