• Marchastel : une exposition pour le centenaire de la mort du poète Léon Boyer

    Marchastel : une exposition pour le centenaire de la mort du poète Léon BoyerC'est parce qu'on ne trouvait plus les œuvres du poète local qu'en 1987, l'un de ses cousins décida de créer une association visant dans un premier temps à rééditer les ouvrages de Léon Boyer. "Les Amis de Léon Boyer" consacre cet été une exposition au poète marchastellou, intitulée "Léon Boyer, poète : de Marchastel au Panthéon". Cette exposition retrace l’itinéraire d'un enfant du pays tour à tour pâtre, instituteur, poète et soldat mort en 1916, à l'âge de 33 ans, lors de la bataille de Verdun. Abordant les racines, les sources d'inspiration et les premiers succès littéraires du poète, elle est à découvrir chaque samedi et dimanche de juillet et août 2016, de 15 h à 18 h à la salle de la mairie.

    Léon Boyer, de Marchastel...

    Léon Boyer nait en 1883 au hameau de Falgère. Il est le troisième enfant d'une humble famille de paysans. C'est en gardant les vaches qu'il a observe la nature, les plantes, les animaux, les travaux des champs... Comme tous les enfants à cette époque, à la maison, il s'exprime en patois. C'est à l'école de Marchastel qu'il a pratique le français de 1888 à 1897. Il s'y rend "en blouse bleue et en sabots" par "le chemin qui du village dégringole" et "par les durs sentiers en lacets, encombrés de maigres genêts" . En 1896, il obtient le certificat d'études, premier du canton, et reçoit de Monsieur l'Inspecteur la médaille d'argent du Prix Valentin. Devant son succès, sa famille, bien que modeste, décide de lui permettre de poursuivre ses études.

    ...au Panthéon

    Au fil du parcours apparaît le portrait d’un personnage attachant : on lit ses poèmes, on suit son enfance à la campagne à la fin du 19e siècle, puis le départ pour ses études à Murat puis à l’École Normale de Lyon et enfin en 1909 le premier poste d’instituteur. Léon Boyer écrit alors beaucoup, échange avec les auteurs d’alors tels que Camille Gandilhon Gens d’Armes, Henri Pourrat, Arsène Vermenouze et d’autres.

    Puis arrive la Guerre : il est mobilisé. De nombreuses lettres figurent à cette exposition : on y découvre l’homme, on y découvre le soldat témoin de la vie dans les tranchées, des attentes, des combats.

    Le nom de Léon Boyer figure aujourd'hui au Panthéon de Paris parmi les noms des écrivains morts pour la France (Pergaud, Peguy...).

    AB, avec CD


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