• La Rosière a résisté à toutes les époques

    Dans les dictionnaires, on définit la rosière comme "une jeune fille qu'on récompense pour sa réputation vertueuse". Instituée d'après la légende par Saint Médard au cours du Ve siècle, la Fête de la Rosière est perpétuée dans plusieurs communes françaises. Elle consiste en la remise d'une couronne de roses à une jeune fille dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie aura marqué le village.

    A Riom, cette coutume fêtera ses 100 ans en 2023. La tradition de la Rosière perpétrée dans la cité cantalienne depuis 1923 est née de la volonté d'une riomoise. Cette riomoise, c'est Elizabeth Espinasse qui, par voie testamentaire, léguait le 15 juillet 1903 à la commune de Riom-ès-Montagnes "une rente de 3 % perpétuelle de 500 francs". Dans son testament, elle stipulait les conditions requises pour devenir une rosière : "la rosière doit être une jeune fille âgée de 18 ans à 25 ans, qui s'en sera rendu digne par sa bonne conduite, le bon exemple qu'elle aura donné et les soins affectueux et dévoués qu'elle aura témoigné envers ses pères et mères ou les membres de sa famille" (archives du Pays de Riom-ès-Montagnes). Une commission composée du Maire de Riom-ès-Montagnes, du curé de la paroisse et du trésorier de la fabrique de la dite paroisse est chargée d'élire la rosière. La première Rosière honorée fut Henriette Dumas en septembre 1923.

     

      

    Elizabeth Espinasse, l'instigatrice

    de la Fête de la Rosière à Riom-ès-Montagnes

     

     

    Un esprit intact

    Le dimanche matin, les élus de la commune accompagnés de la fanfare municipale se dirigent vers le lieu d'habitation de la future Rosière, où se forme le début du cortège. S'ensuit la messe (10 h) puis le défilé de la Rosière à travers la ville. En fin de matinée, sur le perron de l'hôtel de ville, le maire fait l'éloge de la jeune fille et termine son discours en la déclarant Rosière de l'année. Une couronne de roses blanches lui est alors posée sur la tête, suscitant les applaudissements des spectateurs.

    Si depuis, la tradition a évolué, l'esprit demeure. En effet, le fait d'être choisie comme Rosière représente toujours un grand honneur. Le défilé avec les demoiselles d'honneur est le moment phare de cette fête mais depuis quelques années, il est accompagné d'animations musicales et chorégraphiques (1), tout au long du week-end. Ainsi, la Rosière tend à symboliser un peu plus la jeunesse et le dynamisme riomois et ce rendez-vous traditionnel de début août a été rebaptisé "Fête de la Rosière et de la jeunesse".

      

     

    (1) Le groupe folklorique Les Ariomdoux, qui transmet un autre patrimoine, celui des danses et musiques régionales, est bien évidemment convié aux festivités.

     


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  • On connaissait le savon d'Alep ou le savon de Marseille. Et si on parlait un peu du savon du Cantal ? Elles sont plusieurs à fabriquer du savon artisanal, d'Aurillac à Ytrac en passant par... Collandres.

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  • Zoom sur la résistance en pays riomois

    Copyright Le Pays de Riom-ès-Montagnes - édition spéciale n° 5 "Riom de 1940 à 1950"

    Les 24 et 29 décembre 1941, une pluie de tracts invitant la population à la résistance arrosa Riom-ès-Montagnes, tracts lâchés par avion. La résistance démarra assez lentement à Riom-ès-Montagnes. Comme partout ailleurs, elle partit de petits cercles d'amis qui se réunissaient régulièrement pour commenter les nouvelles et les derniers communiqués de la radio de Londres.

    Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahirent la France du sud. Dès lors, dans le Cantal, la Résistance s'organisa. Au printemps 1943, des Riomois rejoignirent le principal mouvement de résistance, le MUR (Mouvement uni de la résistance). 

    Parmi eux, Robert Monier, Jean Couderc, Jules Mougenot, Lignon et Jules Chauchard. Au cours de l'année 1943, chaque canton fut doté d'un responsable qui recruta à son tour un correspondant dans chaque commune. L'Armée secrète (AS) se forma ainsi rapidement. Au sein du MUR, Monier et Lignon furent nommés responsables du canton de Riom-ès-Montagnes. A l'automne 1943, la mise en place des "groupes francs", également appelés "corps francs" ou "sizaines de choc" était achevée. Chaque sizaine était une cellule de six hommes. Ces groupes devaient être en mesure d'intervenir dans des actions de sabotage. En décembre 1943, six groupes francs étaient en place dans le Cantal. Celui des cantons de Riom-ès-Montagnes et de Condat avait pour responsable M. Athènes, dit "Greco". La région peut se flatter d'avoir été un des premiers centres de résistance du département. Les effectifs de l'Armée secrète prirent rapidement de l'ampleur. Elle compta plus de 2 000 hommes pour le Cantal, dont une cinquantaine pour le canton de Riom-ès-Montagnes.

    Au 1er juin 1944, le département comptait plus de 3 000 résistants actifs. En effet, à l'Armée secrète, s'ajoutait les effectifs des Francs Tireurs Partisans (200 à 250 hommes d'obédiance communiste), les combattants de l'Organisation de résistance de l'armée (entre 100 et 150 militants encadrés par d'anciens officiers de l'armée) et les effectifs des maquis (ils comptaient entre 500 et 600 hommes). Les combattants disposaient en outre de nombreux sympathisants.

    Les sabotages

    Dans la nuit du 10 au 11 mars 1944, le corps franc MUR de Condat-Riom s'empare d'un wagon de 400 pneus en gare de Condat-Saint Amandin. Il en enlève une partie et met le feu à ceux qu'ils ne peut emporter. Ce groupe était chargé plus précisément de désorganiser les moyens de transport par voie ferrée pour le nord-est du département.

    Parmi eux, il faut citer Jean Battud, employé de la SNCF à Saint-Amandin. C'est lui qui était chargé de poser les explosifs. Après avoir été arrêté, il est mort en déportation.

    Le 3 juin 1944, la voie ferré Bort-Neussargues explose en deux endroits de part et d'autre de Riom-ès-Montagnes.

    Le 4 juin 1944, nous raconte Paul Armand : "Les FFI arrivèrent à l'improviste, en plein midi avec une locomotive, pour coucher en douceur ses 60 àu 80 tonnes en travers le la voie et interdire ainsi la circulation. Ils neutralisèrent pacifiquement les gendarmes et plastiquèrent le rail un peu au-delà de l'Auvergne Laitière. Au premier essai, la loco passa par dessus le rail tordu et continua sa route. Il fallut sauter dans une traction pour la récupérer au passage à niveau de Saint-Angeau.

    A la deuxième tentative, avec une charge plus forte et en mettant toute la vapeur... Elle refusa encore de dérailler et disparut. Faute d'avoir pu être interceptée, elle finit sa course dans le potager du chef de gare de Saint-Etienne-de-Chomeil. J'ai vu tout cela, caché derrière les baraquements, là où est le nouveau foirail !"

    Autre fait de résistance attribué au même groupe Greco, la capture vers Riom-ès-Montagnes d'une estafette allemande se déplaçant à moto alors qu'elle se rendait de la Creuse au Puy le 23 juillet 1944.

    1944 : une clinique de la Résistance voyait le jour

    En 1944, un jeune chirurgien venu de Toulouse, le docteur E. Courty, monte avec son père une petite clinique à Riom-ès-Montagnes, 59 avenue de la République, à l'emplacement actuel de l'imprimerie. Dans une maison particulière, cinq chambres sont installées, soit une douzaine de lits. Cet établissement devient rapidement la clinique de la Résistance. Elle accueille de nombreux maquisards blessés lors des accrochages, puis des batailles rangées avec les troupes d'occupation. 

    La ville n'étant pas surveillée par une garnison allemande, les allées et venues se font en toute discrétion. Excellent organisateur, le docteur Courty met sur pied une équipe chirurgicale avec la complicité des médecins de la région, notamment Georges Delteil, Georges Godenèche, Jean Simon et MM. Serre, père et fils. Les interventions chirurgicales sont nombreuses et il y en eut de difficiles. Elles ont lieu aussi bien la nuit que le jour. Le docteur Courty est toujours là et appelle tantôt l'un, tantôt l'autre de ses aides. 

    Le 26 juin 1944, ce que l'on ne cessait de craindre finit par se produire. Le service de liaison qui fonctionne à merveille prévient la population, et surtout l'équipe médico-chirurgicale qu'une forte colonne allemande se dirige vers Riom-ès-Montagnes. Les docteurs Courty et Delteil s'éloignent non sans avoir prévenu le docteur Simon et lui avoir demandé de camoufler ses blessés. Le docteur Delteil se sait visé à cause de ses deux frères officiers qui sont passés à la dissidence en Afrique du Nord. C'est chez lui que la colonne allemande commence ses perquisitions. Sans résultat, heureusement ! Puis les allemands se rendent à la clinique Courty et ne trouvent rien… ! Des maquisards blessés et même un officier américain sont soignés dans la clinique comme de simples citoyens. Tout le personnel, bien stylé, les présente comme tels.

    (récit fondé sur divers témoignages de l'époque)

    La Libération : Riom honore ses résistants

    A Riom, trois stèles rappelent des faits de guerre datant de la 2nde Guerre mondiale : route de Châteauneuf et route de Saint Angeau (photos) mais aussi sous le Sard, en l'honneur de Robert Monier, chef de la Résistance de Riom-ès-Montagnes et son camarade Grégoire, "tués par l'ennemi le 9 juillet 1944".


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  • Journées du patrimoine : le programme en Pays Gentiane

    APCHON

    Dans le cadre des actions de l’association « Apchon, Patrimoine au Cœur » qui a pour but d’œuvrer à la sauvegarde, la mise en valeur et l’entretien du patrimoine du village et du Château d’Apchon, celle-ci propose un programme complet sur deux jours.

    - Samedi 19 septembre

    9h30 départ depuis la salle polyvalente du World Clean Up Day
    14h30 Départ depuis la salle polyvalente pour la randonnée « A la Font Salée »

    - Dimanche 20 septembre

    10h Départ depuis la salle polyvalente de la visite commentée et déguisée du patrimoine d’Apchon
    14h Chasse au trésor pour les enfants
    16h Spectacle aux pieds des ruines avec la Compagnie Le Laskar Théatre, proposé par Euroculture  offert dans le cadre la Saison Culturelle de la Communauté de Communes du Pays Gentiane

    Contacts : Rémy BEYLE, trésorier, remy.beyle@laposte.net
    J-Jacques CASSES, président, masaje.casses@hotmail.fr

     

    CONDAT

    Dimanche 20 septembre

    L’Espace Albert Monier sera ouvert aux visiteurs de 15h à 18h.

     

    MARCHASTEL

    La commune de Marchastel, en lien avec le Groupe d'étude sur le peintre Tribus et la médiathèque de Riom participe aux "Journées du Patrimoine" sur le thème: Sur les traces du peintre Tribus qui a vécu en Pays Gentiane entre 1936 et 1942 et laissé de nombreuses traces de son passage (fresques, peintures).

    Samedi 19 septembre

    Une présentation de son parcours et de ses œuvres aura lieu à la mairie de Marchastel, puis à Soubrevèze de 10 heures à midi puis de 14h30 à 17h30 :

    - Visite commentée de l'exposition de tableaux et projection des photos des fresques murales

    - Visite à l'ancienne laiterie de Soubrevèze où il avait décoré les murs du bureau de scènes de la vie rurale.

    Cette manifestation est organisée par la Commune de Marchastel, le Groupe d'étude sur Guiseppe Tribus et la Bibliothèque municipale de Riom-ès-Montagnes.

    Port du masque obligatoire. Réservation conseillée.

    Renseignements et inscriptions : Bibliothèque 04 71 78 14 36 ou biblioth.riom.mgnes@wanadoo.fr

     

    MENET

    Samedi 19 septembre

    Menet, Petite Cité de Caractère, vous propose une matinée de visites guidées de la cité.
    Rendez-vous à partir de 9h30 à la Maison de la Pierre, Place du Monument, avec l’intervention de M. Francis Humbert, suivie de la visite de l’église par M. Jean-Louis Marandon et enfin visite du Château de Murat-La-Rabe par M. Jean-Claude Festas.

    Renseignements : Mairie de Menet : 04 71 78 30 69

     

    RIOM-ES-MONTAGNES

    Samedi 19 septembre

    L’association des Chemins de Fer de la Haute Auvergne (CFHA) organise une balade spéciale avec un train gratuit qui ira de Riom-ès-Montagnes au Viaduc de Barajol uniquement avec découverte du viaduc (dessus et dessous) et découverte du tunnel de Lestempes (quelques dizaines de mètres à l'intérieur pour découvrir sa voûte notamment).

    Gratuit. Prévoir d'être correctement chaussés. Respect les règles sanitaires en vigueur.

    Départ 15h00 gare de Riom, retour vers 17h45. Réservation obligatoire directement depuis le site internet : http://www.gentiane-express.com/gentiane-express/reservations

     

    Informations fournies par chaque organisateur. Nous ne saurions être tenus pour responsable en cas de modifications ou d’annulation. Liste non exhaustive.


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  • On ne présente plus les magnifiques églises romanes qui peuplent la région : nombreuses sont celles classées Monument historique ! Mais le Pays Gentiane offre également un patrimoine vernaculaire particulièrement riche : burons, croix, fours à pain, moulins à eau, fontaines, lavoirs, pigeonniers (Collandres, Saint-Etienne-de-Chomeil), petites chapelles et oratoires, châteaux, ponts en pierre ou même trappes à loups (2 à Marchastel et Saint-Etienne-de-Chomeil)... Connaissez-vous ces curiosités locales ? 

    > En savoir plus sur le petit patrimoine de pays autour de Riom-ès-Montagnes


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