• Acajou des Volcans : un succès 100% salers

     En livrant de Paris à Marseille des colis de viande salers à prix compétitifs, Acajou des Volcans a trouvé la bonne formule pour s’adresser directement aux consommateurs. La coopérative a doublé sa clientèle en seulement un an !
     


    Crédit photo : Thierry Marsilhac
     
     

    cantalexpansion.fr. Créée en 2004 par quelques agriculteurs cantaliens, Acajou des Volcans a su développer son activité sans faire de bruit. La petite coopérative de Riom-ès-Montagnes fédère aujourd’hui 47 éleveurs du Cantal et du Puy-de-Dôme, tous situés sur le territoire du Parc des Volcans. Soucieux de mieux valoriser leur production, ces agriculteurs ont mis au point un système qui leur permet de s’adresser directement aux consommateurs. Acajou des Volcans livre ainsi au domicile de ses clients des colis variés de viande salers (familial, barbecue, économique,…). Il y en pour tous les goûts et pour tour les prix !

    Si le principe du « colis de viande » est aujourd’hui largement pratiqué par les producteurs fermiers, il reste très original de la part d’une coopérative. « C’était un peu un défi de lancer cette aventure, sur un territoire qui ne possède pas de tradition d’engraissement », explique Jean-Marc Pouget, président de la coopérative. « Mais les éleveurs ont joué le jeu petit à petit : ils ont compris que ce système permettait de s’adresser directement au consommateur, tout en offrant une grille de prix plus intéressante pour leurs animaux ».

    Une mini-filière 100% salers s’est ainsi progressivement mise en place dans le Nord-Cantal, associant les éleveurs adhérents, l’abattoir de Neussargues et l’atelier de la coopérative à Riom-ès-Montagnes. Acajou des Volcans fait abattre de 4 à 5 animaux par semaine à Neussargues : mâles castrés, génisses, vaches de moins de 8 ans, veaux. Un cahier des charges précise les conditions d’élevage : pas d’ensilage ni d’OGM dans l’alimentation des animaux, qui doivent être tous nés et élevés dans le Parc du Volcans. Les carcasses sont ensuite découpées à Riom-ès-Montagnes, avant la mise sous vide et la réalisation des colis.

    Outre la traçabilité, Acajou des Volcans a misé sur la régularité de ses livraisons : tous les mercredis dans le Cantal et le Puy-de-Dôme, une fois par mois en région parisienne, et tous les trois mois sur Marseille et Montpellier. Une vingtaine de restaurants auvergnats sont également livrés tous les mercredis. « Certains clients viennent y manger le jeudi car ils savent que nous avons livré la veille! », souligne Jean-Marc Pouget. De Marseille à Paris en passant par l’Auvergne, le carnet de commande ne désemplit pas : le nombre de clients a même doublé entre 2009 et 2010. L’effet du bouche-à-oreille n’y est pas étranger, conjugué à l’intérêt des médias pour cette filière originale. « Quand le JT de Jean-Pierre Pernaut s’est intéressé à nous, le téléphone n’a pas arrêté de sonner pendant deux jours », se souvient Jean-Marc Pouget.

    Pour voir le sujet du 13h de TF1 sur Acajou des Volcans : cliquer ici !


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    Le Pays Gentiane est le véritable paradis de la pêche à la mouche. Un guide du pêcheur est disponible auprès de l'Office de tourisme, recensant l'ensemble des sites du territoire. Voici un rapide coup d'oeil sur les "spots" locaux.

     

    Rivières
    La Petite Rhue, la Grande Rhue, la Sumène, la Grolle, la Véronne, le Cheylat, le Violon, le Marilhoux

    Ruisseaux
    Le Varleix, la Rhue d'Eybes, le Marinet, le Saint-Amandin, le Soulou, le Chavary, les Bréchailles

    Lacs
    de Menet, du Pioulat et de Cheyrousse (Trizac), du Mont-de-Bélier (Saint-Etienne-de-Chomeil), de Roussillou (Riom-ès-Montagnes), des Cascades (Cheylade)

     

     

     

     

     

    Plus d'informations sur http://pechezpaysgentianeblog.blogspot.com


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  • Chaque bourg a son cachet, sa personnalité et ses richesses. Du petit au grand patrimoine bâti et naturel, venez découvrir toutes leurs richesses.

     

    APCHON

    Les ruines illuminées du château féodal (ISMH) reposent sur un dyke basaltique d’où on observe un magnifique panorama sur les massifs du Cantal, du Sancy et les plateaux de la Corrèze et du Cézalier. C’est un lieu chargé d’Histoire et… d’histoires. C’est en 1408 que le seigneur de ces lieux, Jean d’Apchon seigneur de Vernols, a fait reconstruire ce vestige familial datant de la plus haute antiquité. En 1747, il est abandonné de nouveau puis racheté par les descendants. Aujourd’hui, les ruines de ce château témoignent encore de son passé tumultueux. Eglise Saint Blaise XIIe et XVe, située au pied du rocher qui surmonte les ruines du château (cf. circuit églises et retables ). “Le Cheylet” : orgues basaltiques surmontées d’une vierge. Four banal restauré, à La Vidal. Agréable sentier de balade par sommets des necks et tourbières.
     


    CHEYLADE

    Très originale église romane du XIe remaniée, au plafond de bois polychrome (cf. circuit églises et retables ). Circuits de randonnées sur lesquels vous découvrirez entre autres le promontoire du Bois du Christ qui vous offrira un large point de vue et le sentier des Quiroux sur lequel les “pierres plantées” vous guideront à travers le plateau du Limon de Cheylade à Dienne. Découvrez également les cascades du Sartre et du Pont de la Roche ainsi que le lac des Cascades.



    LE CLAUX




    Station verte de vacances, village de neige et village de montagne, grand site national classé. Au sommet de la vallée vous découvrirez la majesté des paysages avec le Puy Mary et ses massifs environnants. A voir également : l’étang de Lascourt, la forêt du Bois-Mary et de la Bragouse, la barre rocheuse de Bois-Mary avec ses cascades de glace vertigineuses avoisinant la centaine de mètres, l'église Ste Anne-et-St Pierre (XIXe) qui dresse fièrement son clocher face au Puy-Mary. A faire : le domaine de ski nordique du Col de Serre et de Lascourt (75 Km de piste, domaine labellisé France Ski de Fond), sentier pour raquettes à neige, les sentiers des Burons et du Bois Mary, le GR4 et le GR400, baptèmes et stages de parapente (école Parapente Puy Mary, le bourg).

     



    COLLANDRES
     


    Grands espaces de plateaux d’estives avec de nombreux burons. La cascade du pont d’Aptier avec aire de pique-nique, l’ancienne carrière de diatomite au Suc de Chadefaux. L’ancien habitat préhistorique à la Grotte des Fées, circuit VTT de la Roche Dorée. L’église Saint-Martin (romane) : massive et trapue, elle a été érigée sur l’emplacement d’un ancien poste de vigie qui surveillait la Vallée de la Véronne (cf. circuit églises et retables). A l'extrème-sud, panorama exceptionnel au suc de Rond (prendre la piste depuis le bourg de Collandres).



    MARCHASTEL

    A découvrir : Eglise Romane du XIIe dotée de deux magnifiques retables (cf. circuit églises et retables), le suc de Ste Anne surmonté de sa statue avec une magnifique vue panoramique. Le rocher d’escalade (granit), en contrebas du village, avec plus de 25 voies, de tous niveaux, sur une hauteur de 35 mètres. Les pièges à loup : trous creusés autrefois dans le sol et consolidés par des murets de pierre, trous recouverts de feuillage et contenant une viande morte afin de berner les loups. Ces pièges se trouvent à proximité du sentier de randonnées des Trois Pierres. Au site des Trois Pierres, vous découvrirez la tourbe et son exploitation ainsi que les viaducs vers Saint-Amandin et pour les chanceux le train touristique Le Gentiane Express. Admirez une vue circulaire sur les monts Dore et du Cantal, le plateau du Cézallier, le plateau de Millevaches côté Limousin.

     

    MENET

     


    Pays des pierres de taille (trachyte) très largement utilisées pour la construction, la rénovation et aujourd’hui la sculpture. Eglise Romane (cf. circuit églises et retables) du XIIe qui comme les autres maisons du bourg et des environs est construite avec ces remarquables pierres de taille. Lac Naturel : 14 hectares, pêche et loisirs. Le sentier de la Vallée du Violon et celui des pierres sculptées (lors du symposium annuel de la pierre).



    RIOM-ES-MONTAGNES
     


    A découvrir : l’Espace AVÈZE - Maison de la Gentiane, la laiterie Pont de la Pierre : film vidéo sur la fabrication du fromage en laiterie. Mais aussi : l’Eglise romane Saint Georges du XIIe siècle  avec chapiteaux du choeur classés MH (cf. circuit églises et retables). Sentiers botaniques et randonnée familiale. Lacs de Roussillou, des Bondes, de Majonenc; cascade de la Ribeyrette; site de Montautel, orgues de Châteauneuf, train touristique le Gentiane Express : départ en gare de Riom. Artisanat : la Maison du Cuir : expo-vente (selles, ceintures, portefeuilles...), en centre-ville.



    SAINT-AMANDIN


    Eglise Romane avec porche du XVe siècle et bénitier des Lépreux (cf. circuit églises et retables). Le suc de Vezol, sur le sentier de randonnée et sa vue panoramique. Les gorges de La Rhue, ses vastes forêts, ses barrages, ses sentiers. Les viaducs de Barajol (ISMH) et du Pré du Rat. La Roche Pointue : endroit pittoresque où se trouve une roche semblable à une colonne de 30 mètres de hauteur, plantée au milieu de la rivière "la Santoire", suite à éruption volcanique. Voir également article "sites géologiques" du Pays Gentiane.



    SAINT-ETIENNE-DE-CHOMEIL


    Eglise dédiée à Saint Etienne, d'inspiration à la fois gothique et romane (XIe, XIIe et XVe). Elle présente à l'extérieur des décorations assez insolites, notamment un sagittaire et deux têtes dont l'une montre une langue démesurée. Retables restaurés inscrits Monument Historique. Château Saint Etienne (XIVe / XVIIe s), avec parc à l'anglaise, arbres remarquables, cadran solaire, canonial. Rocher d'Urlande, lac de Mont-de-Bélier, gorges de la Rhue, sentier botanique de Rochemur.



    SAINT-HIPPOLYTE


    L’église, avec une voûte en cul de four, est éclairée par trois baies et décorée à l’extérieur par des modillons sculptés figurés. La Font Sainte : (cf. circuit églises et retables) chapelle d’altitude, lieu de pèlerinage. Le sentier de Rochemonteix mène au suc du même nom, où il nous offre une vue magnifique sur la vallée volcano-glaciaire de la petite Rhue et nous conduit ensuite au site culturel de la Font Sainte et à l’Abri du Pèlerin. A découvrir : la croix exceptionnelle de Ribeyrolles et le four banal de Rastoul.



    TRIZAC


    Eglise paroissiale de la fin du XIe siècle (classée MH) avec une nef à quatre travées voûtées en berceau brisé. Vitraux de transept et du choeur de la fin du XVème siècle. Retables baroques de 1742, bas relief de l’Annonciation du XVIIe et pietà du XVIe siècle. Fontaine de la place en pierre de Volvic (thème : les saisons). Cases en pierres sèches du bois du Marilhou (XI – XIVe siècle) classées MH groupées sur les sites de Freydefond et surtout de Cotteughes (1 Km avant le Col d’Aulac). Pistes du plateau de Trizac à une altitude moyenne de 1100 m. (Col d’Aulac : 1242 m - Suc de Rond 1582 m). Sentiers balisés de petite randonnée des Cases de Cotteughes (8 Km, au coeur de l'Espace naturel sensible du bois du Marilhoux) du Bois du Fayet (5,5 km), du circuit des villages (12 Km). Productions locales de Cantal-Salers, Bleu d’Auvergne, Charcuterie (jambon, tripoux, saucisson…), Croquants (biscuits)…



    VALETTE


    A découvrir : son église et un riche petit patrimoine (croix, chapelle, fours, lavoirs, anciens moulins...). Chapelle de Roche avec un point de vue magnifique sur le Massif du Sancy et le plateau du Limousin. Pont de la Cliotte : remarquable pont à dos d’âne, accessible à pied. Il reliait le village de Valette à celui de Menet. Le village de Peyre Grosse : village templier construit en arête de poisson. Maisons à caractère typique à la Peyre Grosse, Marcombes, Roche. La rivière “la Sumène” et le sentier des eaux vives, rocher d’escalade du pont de Tautal. "Trace d'origine", élevage de bovins, ovins et caprins, à Marcombes.



      

    Sites classés Monuments Historiques en Pays Gentiane

    Edifices religieux (patrimoine essentiellement roman) : églises Saint Léger XIe (Cheylade), Saint-Pierre XIIe (Menet), Saint-Georges XIIe (Riom-ès-Montagnes), Trizac XIe (Saint-Beauzire)


    Sites archéologiques : cases en pierre de Cotteughes Xe s. (Trizac), habitations préhistoriques de Chateauneuf protohistoire/Moyen-âge (Riom-ès-Montagnes)



    Sites inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques

    Edifices religieux : églises Saint Blaise XIIe/XVe (Apchon), Saint Martin (Collandres), Sainte-Croix-et-Saint-Pierre XIXe (Le Claux), Oratoire du Sartre XVIIIe (Cheylade), Saint-Etienne XVe (Saint-Amandin), Saint-Etienne XIe/XIIe/XVe (Saint-Etienne-de-Chomeil), Saint-Hippolyte XIe/XVe (Saint-Hippolyte), Sainte-Croix-et-Saint-Pierre XIIe (Marchastel)

    Châteaux : dyck basaltique et ruines du château XIe/XVIe (Apchon), Escorolles XVe/XVIIIe (Cheylade)

    Ouvrage d'art : viaduc de Barajol XXe (Riom-ès-Montagnes/Saint-Amandin)

     



    Autres curiosités dans les environs

    Au nord. Sur les gorges de la Rhue, cascades de Cornillou, maisons forestières, arbre remarquable "le Roi des Maubert", grotte des Faux-Monnayeurs, anciennes scieries. Voir aussi le bourg de Trémouille, le lac de la Crégut, le lac de Lastioulles (activités nautiques), les roches de Falleix, le musée Albert Monier (photo) et le musée Servaire (paléonthologie) à Condat, le musée Georges Pompidou à Montboudif

    Au sud. Sur la vallée de la Santoire : le moulin de Drils, le bourg de Dienne et le château de la Cheyrelle. Sur la vallée du Mars : Le Falgoux, Le Vaulmier et Saint-Vincent-de-Salers, cascades du Biaguin. Le circuit des sommets par la Brèche de Roland, le Puy de Peyre Arse, le Téton de Vénus...

    A l'ouest. Le château d'Auzers (bâti au XIVe siècle) ouvert au public, le château de Murat-la-Rabbe, le village et le plateau de Chastel-Marlhac, la Chapelle du Roc-Vignonnet à Antignac, l'église d'Antignac et la chapelle de Salsignac, le sentier botanique du bois de Janiac et les roches de Milhac (Saignes), le Puy de Saignes, l'église d'Ydes-bourg, la poterie et la brasserie de Fleurac.
     
    A l'est. Les ruines de l'abbaye de Feniers (Condat), Marcenat et son musée de la Foudre, Lugarde, Saint-Bonnet-de-Condat, son viaduc et ses orgues, miellerie "Le Monde des Abeilles" à La Paillée et site de la Pierre Gravée de Belvezin (Saint-Saturnin).


     




    Demandez le guide d'accueil du Pays Gentiane auprès de l'Office de tourisme !


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  • Dans le dictionnaire, on peut lire que la géologie est la science qui a pour objet l’étude des matériaux qui composent le globe terrestre et de l’ordre suivant lequel ces matériaux ont été disposés dans le temps et dans l’espace. En Pays Gentiane, on peut trouver plusieurs sites géologiques de grand intérêt, qui témoignent chacun d'une ancienne activité volcanique dans la région. En voici une sélection :

    Les plateaux basaltiques et leurs orgues
    Les ruines du château féodal ainsi que la statue de la vierge, à Apchon, se situent chacune sur un petit plateau basaltique. A gauche, les orgues du Cheylet. En venant de Riom-ès-Montagnes et avant d'arriver sur Apchon, sur votre gauche, d'autres orgues sont remarquables. On citera également la table basaltique de Chateauneuf, au nord de Riom-ès-Montagnes.

    Les tranchades de Laquairie

    Les tranchades correspondent à une étroite et profonde faille située dans une ancienne coulée de lave. Vous serez saisis par la fraîcheur qui y règne. On dit même qu'autrefois, même en été, on pouvait y retrouver de la glace. 

    Durant la dernière période glaciaire (il y a 10 000 à 15 000 ans), un mini-glacier a persisté sur le plateau voisin. Le poids de la coulée ajouté à la surcharge du glacier fondant a provoqué le glissement de la couche argileuse gorgée d'eau, à la manière d'une savonette soumise à des pressions. Les fissures de la coulée se sont ouvertes pour donner les tranchades, longues d'environ 400 mètres. Les tranchades se situent sur une propriété privée. 

    Les cascades
    Elles impressionnent par leur hauteur et leur cadre étroit (cascade du Sartre, Cheylade, 32 m) et sont enserrées dans un petit cirque basaltique (cascades de la Ribeyrette à Riom-ès-Montagnes, et du Pont d'Aptier à Collandres). Il y a aussi la cascade du Pont de la Roche, qui coule "en escalier" (Cheylade), ou bien encore la (ou plutot devrait-on dire "les") cascade de la Peyre (Le Claux), qui coule à fleur de roche, sur les laves gris clair.

     

    Les milieux humides
    Le lac de Roussillou et la tourbière de la Taphanel (Riom-ès-Montagnes), les Sagnes de Grand Combe (Apchon), sont à observer au début du printemps de préférence.




     

    La grotte de la Bade
    Située à quelques hectomètres du hameau de la Bade (voir rubrique randonnée) est dominant la vallée glaciaire de la Véronne, cette grotte se trouve dans le flanc du Suc de Rome à environ 1 180 m d'altitude. Elle s'est creusée sous une coulée basaltique où une couche e sol plus tendre a été déblayée par l'érosion qui a ainsi dégagé deux salles de dimensions variées. Différentes campagnes de fouilles archéologiques ont mis en lumière douze niveaux d'occupations anciennes bien documentés.

     

    Le cirque du Puy Mary
    Depuis la vallée de la Petite Rhue (Cheylade, Le Claux), du Puy de la Tourte ou de l'étang de Lascourt (Le Claux), imaginez le paysage au temps des volcans en activité...


     


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  • La langue, les us, coutumes, pratiques, croyances, superstitions, contes et légendes... Les traditions orales, autrefois très ancrées dans le Cantal, perdurent encore, pour certaines...

    Le "patois"

    Les plus conservateurs préfèrent parler de "langue occitane" ou de "dialecte auvergnat", car il est vrai que le terme patois peut avoir une connotation péjorative. Il est encore usité dans certains foyers mais l'UNESCO le présente, à juste titre, comme en danger... Mais on peut compter sur le travail de certaines associations (cours d'occitan, veillées contées...), écrivains régionaux (Besson, Mallouet, Bourgeade, Andraud...) et médias locaux (presse écrite, radios...) pour perpétuer cette tradition.

    La radio RBA propose, tous les mardis et dimanches à 19 h, une émission consacrée au patois auvergnat. En voici quelques extraits du mardi 13 septembre 2011 (n'hésitez pas à monter le son au maximum pour une bonne compréhension).

    >> Extrait 1
     >> Extrait 2
     >> Extrait 3
     >> Extrait 4
     >> Extrait 5
     >> Extrait 6
     >> Extrait 7
     >> Extrait 8
     >> Extrait 9
     



    Quelques expressions de base de l'auvergnat, avec la prononciation du pays riomois

    -
    Bonjour : bonjorn (prononcer boundzou)
    - Bienvenue, finissez d'entrer : achaba d'intrar (prononcer atsaba d'in'trar)
    - Ca va / Comment ça va ? : Quò vai ? / Cossi quò vai ? (prononcer kovaï / quiché kovaï) 
    - S'il te plait / S'il vous plait : Se te plai / se vous plai (prononcer chitéplaï / chivouplaï)
    - Excusez-moi : Escusatz-me (prononcer escusa-mi)
    - Pouvez-vous m'aider s'il vous plait ? : Podria m'ajudar se vou plai (prononcer pouria m'adzuda chivouplaï)
    - Où se trouve la boulangerie ? Podria dire me oun dès la boulandjaïro ? (prononcer poudriamé diré oundi la boulandzaïre)
    - L'église : la glèisa
    - Monsieur / Madame : mossur / madame (prononcer mitsou / madame) > familier
    - Merci / merci bien : mercé / mercé ben (prononcer merché / merché bzein)
    - Au revoir : al reveire (prononcer ariveïre)
    - Quelle heure est-il ? : quino ora es ? (prononcer cougn'houra zi ?)
    - A demain : a demo (prononcer ademò)
    - Bonne nuit : bona nuèit (prononcer bouna newou')
    - Finissez d'entrer (entrez donc, = dépassez le pas de la porte !) : a
    chaba d'intrar (prononcer atchaba)
    - Qu'est-ce que c'est ? : Qu'es aqu
    ò ?

    - Le chemin (chemins communaux autrefois utilisés, notamment, pour transporter les animaux) : lou tsareiro (prononcer tsareirou, cf charreire)
    - Le marécage : la sanha 
    - La source : la font
    - Le tilleul : lou telh
    - Le frène : lou fraisse
    - Le hêtre : lou fau
    - Le noisetier : lou vaissa
    - l'aulne : lou vèrnhe
    - la pierre : la pèira


    Paroles de cantalou quelque peu énervé... Elles fonctionnent pour un animal comme pour une personne !

    Puta de bèstia ! : sale bête ! 
    Testadaz ! : tête d'âne, tête de mule, personne têtue 
    Miladiou ! : mille dieux !
    Bon diou ! (prononcer boundiou) : bon dieu ! (bon sang !)
    Le diable dans le cuol ! (prononcer kiou):  le diable dans le c.. !



    Prononciation de l’occitan classique

    Les voyelles
    Le i se prononce comme en français : un nis, de ris.
    Le u se prononce aussi comme en français (et non “ou” comme en espagnol !) : la luna.
    Le a tonique garde la même prononciation qu’en français : un pastre. Il se prononce “o” en majorité, lorsqu’il est en fin de mot (ou suivi d’un s) : una cadièra, una camisa.
    Le è se prononce “ouvert”, tout comme en français : un mantèl, un castèl. En revanche, le e qui ne comporte pas d’accent se prononce “é” : negre, irange.
    Le o se prononce “ou” : un ostau, lo solelh. Mais lorsque ce ò a un accent grave, il reste prononcé “o” : un estilò, un bòsc.

    Les consonnes particulières
    Le groupe de consonne lh se prononce comme dans le français de “escalier” : una fuèlha, una botelha.
    Le groupe de consonnes nh est l’équivalent du “gn” en français : la montanha, una castanha.

     

     

    Les coutumes

    D'après Jacques MALLOUET, Entre Dordogne et Puy Mary. Jacques Mallouet, instituteur, consacra sa retraite à l'écriture d'ouvrages au sujet de la terre sur laquelle il grandit, à Valette.


    Le charivari

    Jadis, à la nuit tombée, certains habitants organisaient un charivari sous les fenêtres d'un veuf qui désirait à nouveau convoler. Le vacarme débutait une semaine avant la date des épousailles, se poursuivant chaque soir. Et tous les instruments étaient bons, tous autant bruyants les uns que les autres : violons et cabrettes certes, mais aussi poêles à frire, trompes fabriquées à partir de cornes de bovin, sifflets, couvercles, vieilles lessiveuses ou encore douiros (composés d'un pot en grès et d'une peau de mouton ; donnant un son s'apparentant au meuglement d'un taureau en colère !)... S'ajoutaient à cette cacophonie des chansons paillardes, des imitations de cris d'animaux et autres clameurs.



    Les reveilhès

    Durant le Carême, les jeunes faisaient la quête d'oeufs frais dans les maisons campagnardes. Comme son nom l'indique, cette quête se pratiquait la nuit, et ses acteurs étaient souvent accompagnés d'un cabrettaire ou violoneux. A l'approche de la porte d'une habitation, l'un chantait : "Réveilhoun, réveillez ! Car voici l'heure. Un Dieu pour nos péchés. Faut bien qu'il meure". Puis sollicitait un don : "A qui nous donnera de bonne grâce, la part du Paradis lui sera faite... Celui qui donnera de mauvaise grâce, tout au fond de l'enfer aura sa place !" Les donateurs avaient droit à un chant, mi-religieux mi-profane. Cette tradition perdure grâce à la volonté des associations locales, comme Les Amis d'Apione (extrait du Réveil cantalien du vendredi 29 avril 2011) :

    C'est le chant des amis d'Apione qui passent pour les Réveillés... "Donnez des oeufs, donnez des oeufs !", et des oeufs, ils en ont récolté de quoi faire une grosse omelette qu'ils vont déguster tous ensemble. Si la tradition des Reveillés est toujours bien vivante en Pays Gentiane, on le doit aux associations qui oeuvrent toute l'année pour que perdure notre patrimoine, les "Amis d'Apione" en faisant partie intégrante. Pendant deux week-ends, sans ménager leur peine, ils sont allés de village en village, de ferme en ferme, aucun hameau n'a été laissé de côté, frappant de porte en porte en chantant la traditionnelle "passion du christ" et criant "cacailloux, cacailloux" ! Il étaient une bonne dizaine, l'accordéoniste en tête avec la joueuse de vielle à roue, et c'est dans le bourg de Collandres que nous les avons rencontrés, devant le café "chez La Marcelle", qui, férue de musique et de danse, hôtesse accueillante comme nous le savons tous, les a fait entrer. Là le spectacle a redoublé, Fifi et Cédric en tenue se sont déchaînés sur une bourrée, les morceaux se sont enchaînés avec "si j'étais cultivateur", "la bourrée de la Gentiane", "la bourrée de Colonge" et tant d'autres. Mais la tournée n'était pas finie, ils sont repartis vers d'autres portes en criant "cacailloux, cacailloux" accompagnés en musique. Et si les "Amis d'Apione" ont pris du plaisir à porter de village en village la traditions des Réveillés, nous avons pris beaucoup de plaisir à les voir danser et chanter sur des airs de chez nous ! 

    >Les réveillés 2012
    Vidéo :
    http://lafeuilleamta.fr/?p=10241
    Ecoutez les chants des réveillez : http://lafeuilleamta.fr/?page_id=10068

    >France Bleu Pays d'Auvergne


    Le mardi-gras

    Chaque année, à l'occasion du mardi-gras, dernier jour du carnaval, un bonhomme de paille était brûlé sur un suc dominant le village. Une pratique qui a été relancée, à Cheylade ou Apchon notamment, mais dans le bourg cette fois-ci. La semaine précédent le "sacrifice", les jeunes passaient dans les fermes demander des bottes de paille entreposées dans les granges, la paille devant recouvrir le squelette, fabriqué à base de frêne. A l'heure du sacrifice, l'on dansait autour du bonhomme de paille, en chantant "Paouré Carnabal ! Tu t'en bas, e leu damoré !" (Pauvre Carnaval ! Tu t'en vas, et moi je reste !)


    La Saint Cochon 

    La Saint-Cochon, comme la mangounhe/mangeouno, fait partie des termes qui évoquent le jour où on tue le cochon, le jour où on tue le « monsieur », le jour où on prépare pâtés, saucissons, jambons… Cette fête traditionnelle rurale française, dont la date est plus ou moins variable, est toujours célébrée dans le Cantal, à titre privé voire public (Festa de la Mangona, à Laroquebrou au mois de mars), et s'accompagne de réjouissances entre voisins. 


    Foires traditionnelles 

    Il existe aujourd'hui encore des marchés importans dans la région de Riom-ès-Montagnes, notamment le grand marché les 2e et 4e mercredi de chaque mois, ainsi que des foires (chevalines et bovines), qui se tiennent à Riom-ès-Montagnes et Trizac. Mais ce n'est rien à côté des foires qui se tenaient vers 1900. A l'époque, on s'échangeait bétail et fromages contre du blé, du vin ou des fruits du "bas pays". A Riom-ès-Montagnes, il y avait la Foire Saint Georges, le 23 avril (avant l'estive), puis la Foire Saint Michel, le 29 septembre (après l'estive), où l'on exportait les bovins notamment vers l'Aveyron, le Poitou et la région toulousaine. La Foire Saint Michel réunissait 10 à 15 000 visiteurs issus du Cantal et des départements voisins ! Trizac était l'autre centre très actif du canton.

    A Marchastel, la Foire de la Loue a été relancée après plusieurs années de sommeil. Articulée autour d'une foire aux ânes, un vide-greniers, un concours de fauchage à l'ancienne, une démonstration de bûcheronnage, un spectacle et le traditionnel feu de la Saint-Jean, cette foire était initialement le point de rendez-vous pour venir se "louer" afin de trouver du travail dans les champs, le temps de la belle saison. La Foire de la Loue se déroule au mois de juin.



    La fête patronale

    La Fête patronale existe toujours, et marque un passage important dans le programme des festivités des communes. Le culte du saint patron de la paroisse est synonyme de liesse, de bien-manger, et est marquée par de nombreuses animations, manèges, stands forains et jeux divers comme le "massacre des toupines". Ce jeu traditionnel consiste à frapper, les yeux bandés, des pots suspendus à des fils de fer. Un coup de bâton bien placé, la toupine se brise, laissant tomber un lapin, un coq ou un canard. Mais on peut aussi recevoir sur la tête de l’eau, de la farine ou un liquide nauséabond… Il y avait aussi "lou virouli", un disque horizontal que l'on lançait à toute vitesse dans le but de remporter un bol, un verre, des bijoux de pacotille... L'ancêtre de la loterie contemporaine !

    Une autre pratique propre aux fêtes patronales était les reinages. Un roi et une reine achetaient aux enchères les emblèmes de leur royauté, soit la mitre soit la crosse du saint de la paroisse. Ils avaient l'honneur de présider la fête, marcher en tête de la procession, d'avoir une place d'honneur à l'église, mais ceci profitait surtout aux curés !



    La veillée 

    Jadis, au fort de l'hiver, quand le gel mordait au long des dures nuits étoilées, ou quand le ciel bas déversait sur la campagne un insidieux amoncellement neigeux, « l'oustaou » – la maison auvergnate – vivait intensément.

    Dès le crépuscule tombé et les soins aux animaux terminés, la tempête pouvait hurler dans les bois, l'écir danser sa folle sarabande sur la lande : le logis tiède était un refuge confortable et paisible. Un peu déserté pendant les travaux d'été, il avait vu revenir à lui toute l'animation des champs. Alors, cinq mois durant, de la Toussaint au temps pascal, la veillée régnait...

    La veillée était une solennité. Elle avait pour décor l'unique pièce de la chaumière, qui servait à la fois de salle à manger, avec sa massive table de frêne flanquée de deux bancs sans dossier, et de chambre à coucher, avec ses lits-placard précédés d'un marche-banc, secrets derrière leurs rideaux d'indienne. Mais la cérémonie intime déroulait ses rites dans le « cantou », âme de la maison.

    Les gens des villes vous diront que le cantou, c'était le coin de l'âtre. C'était bien autre chose ! Le cantou était une ambiance, une intimité, un art de vivre. Il permettait d'apprécier le quotidien, sans fébrilité. Il sentait le passée, la vieille cendre. Y flottaient la sagesse et toute la philosophie narquoise de nos aïeux. Les initiés seuls étaient admis. En voulez-vous la preuve ?

    Lorsqu'un étranger – entez un non-familier, et pas nécessairement un inconnu – avait franchi le seuil de la pièce, il n'était pas encore entré dans la maison. L'usage voulait qu'il demeurât immobile jusqu'à ce que l'hôte lui ait dit :

     

    • Achabas d'intrar !

     

    Cette invite signifiait que le visiteur pouvait s'avancer et avait l'insigne honneur de prendre place à côté du maître de céans, près du feu. Oui, le cantou était aussi une hospitalité, d'apparence bourrue, mais chaude et profonde. En somme, la salle commune n'était que le vestibule de la maison, analogue au narthex des basiliques romanes. Le canton en était le sanctuaire. Là se passaient les veillées...

    Le génie de se sanctuaire était le feu de bois, flambant pendant le jour pour aider aux travaux domestiques, couvant sous la cendre, dès la fin de la veillée, tout au long des nuits hivernales. Flammes, claires, ivres de vie, ou tisons agonisants ne jetant qu'une avare lueur, le feu était une présence amie, un compagnon, un protecteur. Il ne s'éteignait jamais.

    Pendant les tristes mois de claustration des hivers, nos ancêtres avaient tant contemplé ses flammes qu'ils entendaient les langages du feu. Si une petite langue bleue s'échappait de la bûche en sifflant, c'était signe de vent. En observant sa direction, on connaissait celle de l'aquilon ou de la brise du lendemain et des jours suivants. Si le bois pétait, dégageant des myriades d'étincelles, il importait de calfeutrait les soupiraux de l'étable et de préparer sa pelisse : la gelée serait ride. Si les flammes peinaient pour s'élever, si la fumée stagnait dans le conduit, répandant une odeur d'humus et de mousse du sous-bois, une longue période de pluies et de frimas s'annonçait. Par contre, la cheminée sentait-elle la suie ? La canicule s'installait à coup sur.

    Qu'était-ce, une veillée ? Avant toute, une réunion d'amis. Ils arrivaient, après avoir affronté les épouvantes de la nuit auvergnate, les loups-garous et les feux follets. Ils venaient « passer un moment » au cantou.

    Une veillée cantalienne, c'était « se carrar » et « batalhar ». « Se carrar » signifie être bien, se sentir à l'aise, dans la complète détente du corps et la sérénité de l'esprit. C'est aussi être en harmonie avec ses amis, dans une ambiance sympathique, sans affectation. En un mot comme en quatre : se retrouver chez soi. Quant à « batalhar », c'est deviser et non discourir, porter un jugement et non calomnier, plaisanter et non persifler, et surtout, conter, avec art. Le « batalhaïre » était l'animateur recherché de ces réunions. Grâce à lui, un ululement de hibou entendu un soir d'automne n'était pas le cri de l'oiseau en chasse, mais les vociférations dru démon acharné contre l'âme d'un enfant mort sans baptême. Alors, l'imagination des assistants enfantait ces légendes où erraient les esprits du purgatoire, auxquels Dieu a ordonné de parcourir un certain chemin, poursuivis par une meute de chiens hurlants. Le cantou se peuplait d'être surnaturels. Un silence inquiétant tombait...

    Et puis, on parlait de tout et de rien, des menus faits quotidiens, des choses d'autrefois et d'hier, des cours de la dernière foire et des récoltes de l'été, des origines de telle propriété, des brouilles et des chicanes villageoises, pour l'eau du ruisseau ou le bornage d'un communal. Et des sornettes et des galéjades à n'en plus finir ! Tous les sujets étaient abordés, malgré la présence des jeunes enfants : la langue d'oc offre tant te nuances et de demi-teintes que, même dans un sujet scabreux, on ne peut être ni grossier, ni obscène !

    La conversation n'empêchait pas les activités manuelles. Les femmes filaient à la quenouille, tricotaient des chaussettes sur une armature de quatre aiguilles disposées en carré, confectionnaient au crochet d'épais tricots de laine rousse.

    Les hommes fabriquaient des paniers en aubier de noisetier, des corbeilles oblongues qui contiendraient indifféremment les draps de la lessive ou les entrailles fumantes du porc. Certains polissaient un manche d'outil ou guillochaient une canne, d'autres torsadaient la paille de seigne pour bâtir « un palha », utilisé comme récipient pour laisser lever la pâte du pain ou vannier le blé. Un peu à l'écart, des jeunes fourbissaient un piège à renard, ou montaient des lacets en fil de laiton. Ils jouaient parfois à la manille, ou à une espèce de poker simplifié, connu sous le nom de « lo bourro ».

    Le temps passait-il ? Caché dans une rainure de l'âtre, le grillon avait stridulé les secondes dans que nul ne s'en fût aperçu. Le son fêlé de la vieille pendule battant minuit surprenait toujours les veilleurs.

    En un instant, la table était dressée. Pain et fromage surgissaient du tiroir, jambon rose et saucisson fumé à point étaient décrochés de ma maîtresse poutre. Quand arrivaient les châtaignes, grillées dans une « padello » perforée, ce repas complet parfumé d'un litre de vin rouge avais mis la compagnie en liesse. Il suffisait alors qu'un jeune fredonnât une air : naturellement, la bourrée éclatait, animée par le cabretaïre, l'accordéoneux ou le violonaïre plus au nord. Mais peu importait qu'on n'eût aucun instrument pour marquer le rythme : parfois la voix suffisait, les figures se formaient. C'était la fête !

    >> Vidéo d'une veillée familiale à Apchon (Archives départementales du Cantal)

     

    Musiques et danses traditionnelles

    Les instruments les plus typiques sont la cabrette, le violon ou bien l'accordéon diatonique. Les danses pratiquées sont la bourrée, mais aussi des danses plus récentes comme la valse ou le scottish. A Riom-ès-Montagnes et dans les communes environnantes, lors des fêtes patronales ou lors des fêtes de terroir, deux formations font honneur à cette tradition musicale : les Ariomdoux et les Amis d'Apione. On les retrouve notamment pendant la Fête de la Gentiane et la Fête du Bleu d'Auvergne, vêtus de la tenue traditionnelle auvergnate.

    >> Ecouter un extrait musical
     >> Les Amis d'Apione en vidéo (dailymotion.fr)
     >> Les Ariomdoux poussent la chansonnette (youtube.fr)

     

    La Fête de la Rosière

    Dans les dictionnaires, on définit la rosière comme "une jeune fille qu'on récompense pour sa réputation vertueuse". Instituée d'après la légende par Saint Médard au cours du Ve siècle, la Fête de la Rosière est perpétuée dans plusieurs communes françaises. Elle consiste en la remise d'une couronne de roses à une jeune fille dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie aura marqué le village.

    A Riom, cette coutume fêtera ses 90 ans en 2013. La tradition de la Rosière perpétrée dans la cité cantalienne depuis 1923 est née de la volonté d'une riomoise. Cette riomoise, c'est Elizabeth Espinasse qui, par voie testamentaire, léguait le 15 juillet 1903 à la commune de Riom-ès-Montagnes "une rente de 3 % perpétuelle de 500 francs". Dans son testament, elle stipulait les conditions requises pour devenir une rosière : "la rosière doit être une jeune fille âgée de 18 ans à 25 ans, qui s'en sera rendu digne par sa bonne conduite, le bon exemple qu'elle aura donné et les soins affectueux et dévoués qu'elle aura témoigné envers ses pères et mères ou les membres de sa famille" (archives du Pays de Riom-ès-Montagnes). Une commission composée du Maire de Riom-ès-Montagnes, du curé de la paroisse et du trésorier de la fabrique de la dite paroisse est chargée d'élire la rosière. La première Rosière honorée fut Henriette Dumas en septembre 1923.

     

     

    Elizabeth Espinasse, l'instigatrice

    de la Fête de la Rosière à Riom-ès-Montagnes

     

    Le dimanche matin, les élus de la commune accompagnés de la fanfare municipale se dirigent vers le lieu d'habitation de la future Rosière, où se forme le début du cortège. S'ensuit la messe (10 h) puis le défilé de la Rosière à travers la ville. En fin de matinée, sur le perron de l'hôtel de ville, le maire fait l'éloge de la jeune fille et termine son discours en la déclarant Rosière de l'année. Une couronne de roses blanches lui est alors posée sur la tête, suscitant les applaudissements des spectateurs.

    Si depuis, la tradition a évolué, l'esprit demeure. En effet, le fait d'être choisie comme Rosière représente toujours un grand honneur. Le défilé avec les demoiselles d'honneur est le moment phare de cette fête mais depuis quelques années, il est accompagné d'animations musicales et chorégraphiques (1), tout au long du week-end. Ainsi, la Rosière tend à symboliser un peu plus la jeunesse et le dynamisme riomois et le rendez-vous a été rebaptisé "Fête de la Rosière et de la jeunesse".

     

     

    (1) Le groupe folklorique Les Ariomdoux, qui transmet un autre patrimoine, celui des danses et musiques régionales, est bien évidemment convié aux festivités.

     

     

    Contes et légendes

    Particulièrement riches, elles offrent une grande variété de personnages : sorcier(e)s, spectres, serpents, fées, loups et loups-garous (ou galipotes) ou encore le diable (ou drac), qui prend souvent l'apparence d'animaux, de chevaliers ou de seigneurs. Surtout, même si ce ne sont que des légendes, elles nous éclairent toujours sur l'histoire, la place de la religion, les croyances d'autrefois.

    Laissez-vous conter en occitan la légende de Rocherousse.
    >> Ecouter Didier Huguet

    Ce récit du pays de Marcenat ressemble à une histoire que quelques habitants de Collandres connaissent, la légende de l'Oùpilheiro. Nous sommes au Moyen-Age. L'Oùpilheiro, dont il subsiste encore quelques ruines (au nord d'Espinasse), est un village heureux car les épidémies l'ont toujours épargné. Un jour, un jeune et fringant cavalier arrive au village et, s'apercevant que celui-ci grouille de serpents, propose aux habitants de s'en débarasser en attirant les "bobas" dans le four du village à l'aide de jarres de lait. Les serpents accourent et, dans un grésillement de chair, périssent dans le feu. Le nombre de reptiles s'amoindrit. Soudain, un dernier serpent, énorme, apparaît et, arrivé à la gueule du four, gonfle son col et prononce ces mots : "Malheur à vous, habitants de l'Oùpilhèiro ! Avant de rejoindre mes frères, je vous prédis de grandes infortunes. Si votre village était à l'abri des épidémies, c'est à nous, serpents, qu'il le devait. Nous avions le privilège d'arrêter les contagions. Maintenant que nous ne sommes plus là, les pires fléaux, des calamités terribles, vont fondre sur vous." Il a encore ces paroles énigmatiques : "Aieu ! Lo darrièro ! A ieu ! L'Oùpilhèiro ! » (A moi ! La dernière ! A moi ! L'Oùpilhère !). La suite, vous la devinez... Les prédictions étaient bonnes, et tout le village (animaux y compris) succomba à la terrible épidémie de peste.

    La femme louve d'Apchon. A la fin du XVIe siècle, un chasseur promit à son ami gentilhomme de lui ramener du gibier. Parti à la quête d'un animal, il tomba nez-à-nez avec un loup qui venait à sa rencontre. La lutte s'engagea et il coupa la patte droite du loup mais celui-ci parvint à s'échapper, bien qu'estropié. Le chasseur rapporta la patte à son ami mais en ouvrant la gibecière, ce n'est pas une patte mais une main de femme avec un anneau qu'il aperçut. Le gentilhomme reconnut aussitôt l'anneau : c'était celui de sa femme. Il alla questionner celle-ci, qui, auprès du feu, cachait son bras droit sous un châle. La malheureuse avoua qu'elle avait poursuivi le chasseur sous la forme d'un loup-garou, fut condamnée et brûlée.

    Le cabrettaire et le loup. Un musicien revenant de Dienne où il avait joué un bal, traversait le plateau du Limon. Tout à coup, il s'aperçut qu'il était suivi... par un loup ! Les loups étant effrayés par la musique, il s'immiscea dans le bédélat d'un buron puis attendut sagement l'animal. Quand celui-ci s'introduit dans la pièce, il ferma la porte en la poussant du pied. Puis se mit à jouer de la cabrette. Le loup en l'entendant eut une peur terrible, une telle peur qu'il se tapait la tête sur tous les murs du buron si bien qu'à la fin il s'assomma. Finalement, notre musicien put reprendre la route vers Cheylade.

    Un événement paranormal à La Morel. La Morel est un hameau situé entre Riom-ès-Montagnes et Collandres. On y parle encore des revenants qui agitaient les chaînes, dans les greniers, à l’époque de la pleine lune, et aussi de cet événement énigmatique survenu au siècle dernier. Une nuit, un paysan du lieu entendit les boeufs « s’abriougàr » (meugler de terreur) dans l’étable. Pensez à la stupeur quand il découvrit… deux vaches liées au même licol, la langue pendante, mortes étouffées ! Un méfait du drac, forcément !

    La Tombe de l'Anglais. Voici un récit très prenant de la vallée de la Petite Rhue. Il a été traduit en bande dessinée par le dessinateur de bande dessinée cheyladais, Callixte.
    >> Consulter l'histoire

    Les fées du lac de Menet. Il y a fort longtemps, sous le Puy de Menoyre, sur le versant arrosé par le lac de Menet, existait une grotte. Dans cette grotte vivaient paisiblement quelques fées. La légende raconte qu'un jour, une bergère osa les déranger. Les créatures, en colère, se jetèrent sur elle... Malgré de longues recherches de la part des habitants de Menet, on ne retrouva jamais la bergère.

    La Croix de la Pagis. Autrefois, le voyageur qui passait, de nuit, à la Croix de la Pagis (Riom-ès-Montagnes), entendait des gémissements, des plaintes d'enfants, semblant monter des entrailles de la terre. Presque toujours pris de peur, il s'éloignait en toute hâte. Mais si, plus courageux, il s'arrêtait, prêtait l'oreille, au milieu des sanglots, il démêlait des voix jeunes qui suppliaient "
    Moun piri, moun piri" (mon parrain, mon parrain !) Un jour, un passant curieux, après être resté sans voix pendant plusieurs minutes, répondit brusquement "Piri di toutis !
    " (Parrain de tous !) : les gémissements céssèrent, le piédestal de la croix laissa s'échapper deux enfants. L'homme alla puiser de l'eau au fossé voisin puis baptisa les deux enfants. Voyant que personne parmi ses amis ne croyait ce qui lui était arrivé, il invita ses compagnons à se rendre auprès de la croix pour y trouver des traces de l'événement nocturne. Stupéfaction, les deux enfants dormaient d'un sommeil heureux, souriants, calmes et apaisés. Mais il n'y avait plus là que leurs froides dépouilles, leurs âmes régénérées par la grâce, après des siècles d'attente, s'étaient hâtées de prendre leur essor vers le Paradis ! Des histoires comme celles-ci, des récits d'esprits délivrés, d'enfants morts sans baptème, le territoire en regorge, ce qui prouve que légendes et religion étaient intimement liées il y a encore quelques dizaines d'années. 

    Le Trésor des Routisses. Aux Routisses, plus ancien quartier de Riom-ès-Montagnes, sur les pentes raides qui descendent de Giou et de Rignac, la tradition parle d'un trésor enfoui dans un souterrain muré au milieu des ruines, à proximité de la fontaine Saint Georges, et dont le gardien est un féroce serpent reconnaissable à l'anneau d'or dont il est entouré.

    La Font Sainte. Accompagnant les pâtres en procession dans la vallée comme dans les hauts-pâturages, la « Vierge des Bergers » a fait la légende de la Font-Sainte. On raconte qu'un jour, la Vierge frappa la pierre de ses doigts, faisant jaillir par trois endroits une fontaine d'eau limpide. Ainsi naquit la Font-Sainte, source abondante et fraîche « qui jamais mal ne fit et qui souvent guérit ! ».

    Mais connaissez-vous l'origine du Sanctuaire de la Font Sainte ? Vers 1740, suivant son habitude, Marie Galvain, paysanne de Rastoul, faisait son pèlerinage à la Font Sainte. Elle se tenait à genoux auprès de la fontaine et faisait ses prières, lorsque tout à coup elle aperçut la Très-Sainte Vierge, sous la forme d'une grande dame, richement vêtue. Elle avait un air de majesté céleste qui inspirait la confiance et l'amour. La pauvre paysanne, comme on peut bien le penser, fut saisie d'un tremblement, et cette vision fit sur elle une impression si profonde, qu'elle ne pouvait ensuite en parler sans verser des larmes. Cependant la Sainte Vierge s'était mise à parler et elle disait ceci : « Marie j'étais bien plus honorée sur cette montagne autrefois qu'aujourd'hui. Mon oratoire n'existe plus et plusieurs de mes enfants oublient leur mère parce qu'ils ne voient plus mon sanctuaire. Il faut, ma fille, que vous fassiez rebâtir ce petit oratoire. Je vous ai choisie pour cette bonne oeuvre. Vous le ferez reconstruire sur le fontaine et vous direz que je veux même que, plus tard, on m'élève une chapelle au-dessus de ce lieu, à droite, sur la plaine, à l'endroit où vous trouverez une pierre marquée d'un signe. Cette pierre est actuellement placée devant la porte de la chapelle et ce signe indiqué par la Sainte Vierge serait, dit la légende, l'empreinte de ses pieds. Marie Galvain alla voir l'évêque de Clermont, Monseigneur Massillon, qui lui donna l'autorisation de recueillir des offrandes qui permirent de construire la niche puis l'oratoire en 1743/1744. On y plaça une statue de la Vierge présentant son fils, statue cachée chez un habitant de Saint-Hippolyte durant la Révolution. C'est en 1835 que commença la construction d'une première chapelle, elle fut bénie le 8 septembre 1837. Le pèlerinage de la Font-Sainte devint alors l'un des sanctuaires les plus visités du diocèse.

     

    Le Paysan et la Sorcière. Cotteughes fut jadis habité par des fées ; obligées de l'abandonner sans qu'on puisse savoir bien pourquoi, elles y ont laissé des trésors immenses qu'elles viennent rechercher au milieu de ses débris. Il y a quelques années, un montagnard, égaré dans la foret, se trouva tout-à-coup en présence d'une petite vieille, toute décrépite, qui traînait à grand'peine une énorme marmite de bronze, sans doute remplie d'or, et qui disparut dès qu'elle l'aperçut. On sait même où gisent ces trésors et les conditions auxquelles il serait possible de les trouver. Dans la foret est une vaste dalle portant un anneau de bronze : elle recouvre l'entrée du souterrain où il sont enfouis ; mais elle est cachée avec soin sous des pierres et des broussailles, et il n'est donné de la découvrir que le jeudi saint ou le dimanche de Pâques, pendant la célébration des offices.

    Les Cinq Chemins de Valette. Entre le bourg de Valette et le hameau de Marcombes, les Cinq Chemins alimentèrent de nombreux récits. Des créatures diverses habitaient chacun des "tsarreiros" : géants, sorcières, naiades, loup-garou, fées. Tout ce petit monde se réunissait lors des soirs de pleine lune...


    Voir aussi (pays-gentiane.com) :
    >> 
    l'inventaire des contes et légendes du Pays Gentiane 
    >>
    livret "contes et légendes du Pays Gentiane"

     

    Sources : Jacques MALLOUET, Entre Dordogne et Puy Mary / Jean-Baptiste DERIBIER DU CHATELET, Dictionnaire statistique du département du Cantal / Antoine TRIN / M. BLANC / Paulin MALGA / Odette LAPEYRE / Syndicat d'initiative de la vallée de Cheylade / Collège nationalisé mixte de Riom-ès-Montagnes, Au bord des puys / Mathias DE GIRALDO, Histoire curieuse et pittoresque des sorciers, devins, magiciens, astrologues / COMBES, Manuel du pèlerin de la Font Sainte


    A propos... Les personnages légendaires dans l'art religieux


    Certains personnages, souvent inspirés de la Mythologie, apparaissent dans les églises du pays de Riom-ès-Montagnes. Les sauroctones (tueurs de dragons : Saint Georges, Saint Michel...) apparaissent sur un vitrail et une statue en bois de l'église Saint Georges de Riom-ès-Montagnes (Saint Michel terrassant le dragon, photo), puis sur les sculptures des églises Saint-Etienne de Saint-Amandin et Saint-Pierre de Menet. Ils symbolisent la lutte entre le bien et le mal. 
     

    Autres personnages, la sirène bicaudale (Riom-ès-Montagnes, Trizac, Menet, Saint-Amandin), traduisez à deux têtes; le basilic (serpent); l'oiseau à deux têtes; la Gorgone, femme à chevelure de serpents (église Saint-Léger de Cheylade). Tout comme le serpent, le diable est constamment représenté, notamment à l'église Saint-Martin de Collandres.
     

    Sources
    http://enpaysgentiane.kazeo.com/escapades/circuit-des-eglises-romanes,a738340.html
    http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/tag/Valrhue


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