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  • La viande salers

    En 2004, la Marque Parc a été attribuée à la viande bovine Salers, produite par 40 éleveurs situés sur le Cantal et le Puy de Dôme. Réunis au sein de la Coopérative « Acajou des Volcans », ces éleveurs ont mis en place une démarche de vente directe, auprès de particuliers mais également de restaurateurs. Des colis de 6 ou 10 kg de viande sous vide sont ainsi livrés à domicile par les éleveurs, sur la région Auvergne mais également sur Paris et le sud de la France.

    Pour bénéficier de la Marque Parc, ces éleveurs se sont engagés à respecter des critères de production très précis, révélateurs de leur métier et de leur savoir faire local. Ainsi, les animaux de race pure Salers sont nés, élevés et engraissés sur le Parc. Les systèmes d’élevage sont extensifs (limitation du nombre d’animaux par hectare), respectueux de l’environnement (limitation des apports d’azote sur les prairies) et basés sur l’utilisation de la ressource locale : l'herbe.

    Une gamme de produits inédits, transformés ou séchés et élaborés à partir de viande Salers marquée Parc est également disponible : la viande séchée, les rillettes de bœuf, la saucisse de bœuf, le sauté de bœuf aux girolles.

    Contact :
    Coopérative "Acajou des Volcans"
    Rue du Champ de Foire
    15 400 Riom ès Montagnes
    Tél. 04 71 78 22 35
    Fax. 04 71 78 23 53
    E Mail : coopsalers@wanadoo.fr
    Web : www.acajou-des-volcans.com


     

    Les tripoux

    Préparation : 30 minutes
    Cuisson : au moins 5 h

    Ingrédients (pour 6 personnes) :

    - 1,5 kg fraise et poche de veau ou de mouton
    - 400 g de lard
    - 5 oignons
    - 3 gousses d'ail
    - gros sel
    - épices (selon votre goût)
    - thym
    - 50 cl de vin blanc


    Préparation :

    Faites une farce avec tous les ingrédients cités et mélanger avec la fraise hachée. Ajoutez les épices. Découpez la poche en morceaux ovales, remplissez avec de la farce et cousez au fil de lin blanc. Disposez les tripoux dans un pot en terre, couvrez-les avec du vin blanc et laissez cuire 5 à 7 heures.



    La truffade

    Véritable spécialité du Cantal, il ne faut pas la confondre avec l'Aligot qui s'apprécie plutôt en Aveyron et dans l'Aubrac. Les vrais Auvergnats connaissent la différence : truffade = pommes de terre sautées alors que aligot = purée !!

    Aligot  : Purée de pommes de terre, légèrement aillée, filante, à la tomme du Cantal.

    Truffade : Poêlée de pommes de terre, dorée, légèrement aillée avec de la tomme de Cantal ("Lou truffe" signifiant la pomme de terre en patois)

    Exemple de recette (truffade)

     

    Préparation : 20 minutes
    Cuisson : 20 à 25 minutes

    Ingrédients pour 6 personnes :
    600 g de pommes de terre
    300 g de tomme fraîche de Cantal
    130 g de poitrine fumée
    1 cuillèrée à soupe de saindoux
    3 gousses d'ail
    Sel et poivre
     
    Couper la poitrine fumée en petit dés. Eplucher, laver et couper les pommes de terre en fines rondelles. Les sécher dans un torchon et couper la tomme fraîche en lamelles. Mettre le saindoux à fondre dans une grande poële. Ajouter les lardons et les rissoler. Verser les pommes de terre et les cuire à couvert pendant 15 minutes à feu moyen en remuant de temps en temps à la spatule de bois. Saler, poivrer. Lorsque les pommes de terre sont bien rissolées, les écraser grossièrement à la fourchette et ajouter l'ail finement haché. Dans la poële, répartir les lamelles de tomme fraîche. Mélanger puis maisser dorer quelques minutes sans remuer. Renverser la truffade sur un plat de service. Elle doit ressembler à un gâteau doré sur lequel on peut saupoudrer ail et persil hachés.

     

    Autre recette vue par ailleurs (pour 8 personnes) :

    1,5kg de pommes de terre, 700g de tome de Cantal fraîche, 300g de lardons en cubes, un morceau de cubes, un morceau de beurre.

    Dans une sauteuse, faites revenir les lardons dans un peu d'huile. Puis réservez-les. Coupez les pommes de terre en tranches, déposez-les dans la sauteuse. Salez peu, poivrez et couvrez. Cuisez les pommes de terre. Elles doivent être juste un peu grillées. Ajoutez la tome en petits morceaux. Tournez pour l'incorporer. Remettez les lardons et prélevez la graisse en excès. Retournez la truffade bien dorée sur un plat de service. Servez accompagnée d'une salade.

    Pour les plus gourmands, la truffade se marie évidemment très bien avec la viande salers !



    Le pounti

    Le pounti est un cake salé à base de viande et feuilles de blettes (ou épinards) hachées et pruneaux ("puntare" signifiant haché en patois)

    Préparation et cuisson : 1 heure.

    Un inmanquable de la cuisine auvergnate : le pounti (un goût de paradis ;-)... Alors le pounti est un plat roboratif. Il se mange la plupart du temps chaud, en entrée. Mais on peut aussi le déguster froid, ou bien en dés pour l'apéritif, ou bien encore pourquoi ne pas emmener du pounti en pique-nique... Bref, il y a plein d'utilisations possibles ! N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences en la matière. En attendant, voici la recette du pounti pour 6 personnes, trouvée sur le blog Chez Alicie on cuisine aussi.

    Ingrédients
    - 4 oeufs
    - 100g de farine
    - 250g de lard maigre frais
    - 250g de jambon ou de viande de porc
    - 25 cl de lait
    - 10 pruneaux d'Agen
    - 4 belles feuilles de blettes
    - 2 beaux oignons
    - un bouquet de persil
    - un demi-bouquet de cerfeuil
    - 5g de levure de boulanger
    - huile, sel, poivre

    OU...

    2 belles tranches de jambon blanc
    300 grs de lard gras
    6 oeufs
    150 grs de farine de blé
    150 grs de farine de blé noir
    250 à 300 grs de pruneaux (les dénoyauter)
    1 gros oignon
    ½ litre de lait
    2 cuillères de crème fraîche
    1 gros bouquet de persil
    quelques feuilles de carde ou de blettes ou d’ épinards
    un sachet de levure
    Sel
    Poivre

    Faites tremper les pruneaux dans de l’eau, hachez finement le lard dont vous aurez enlevé la couenne; le jambon, les blettes ou les épinards, hachez également le persil et l’oignon. Dans un saladier versez les farines, la levure, mettez vos 6 oeufs, salez, poivrez, ajoutez vos produits hachés, mélangez avec 2 bonnes grosses cuillerées de crème, ajoutez un peu de lait pour que votre pâte ne soit ni molle, ni épaisse, ajoutez la moitié de vos pruneaux dénoyautés en mélangeant.

    Graissez avec le beurre le fond d’une cocotte en fonte ou une terrine, versez votre hachis, et prenez quelques pruneaux que vous enfoncez sur le dessus en les laissant légèrement apparaître. Mettez au four de 50 à 60 minutes, de 180° à 200°. Dégustez froid ou chaud.

     


    Le chou farci

       

    Ingrédients :
    1 gros chou vert
    100g de jambon blanc
    200g de lard de poitrine
    200g de chair à saucisse
    200g de veau haché
    3 oignons
    3 échalottes
    40g de beurre
    1 tranche de pain de campagne
    lait
    1 oeuf
    250g de barde de lard
    2 carottes
    1 poireau
    1 clou de girofle
    1 bouquet garni
    sel & poivre

     

    Recette :
    Lavez le chou. Faites le cuire 15 min environ dans une grande marmite d'eau portée à ébullition. Plongez le ensuite dans de l'eau froide pour stopper la cuisson. Egouttez le.
    Détachez les grandes feuilles 1 par 1 sans les déchirer. Extrayez les petites feuilles du cœur et hachez les.
    Hachez le jambon et le lard. Mélangez les à la chair à saucisse et ajoutez le veau.
    Pelez et hachez 2 oignons et les échalotes. Faites chauffer le beurre dans une cocotte, ajoutez le hachis précédent et faites revenir 3 à 4 min. Ajoutez les viandes et remuez encore pendant 10 min. Retirez du feu et laisser refroidir.
    Imbiber le pain de lait.
    Ajoutez la farce le pain et oeuf entier. Mélangez. tapisser un saladier avec un torchon.
    Etalez par dessus les bardes de lard, puis rangez ensuite les feuilles de chou en une 1ère couche. Tapissez de farce. Reconstituez le chou en intercalant les feuilles et la farce. Lorsque le chou est reconstitué, refermez le torchon, nouez le et ficelez le tout.
    Pelez les carottes et nettoyez le poireau. Coupez les en tronçons et mettez les dans une grande marmite avec 1 oignon piqué du clou de girofle et le bouquet garni. Versez 2 l d'eau et portez à ébullition.
    Introduisez le chou farci et laissez cuire doucement pendant 2h. Sortez le chou et défaites le torchon. Placez le chou sans les bardes dans un plat creux. Arrosez avec un peu de bouillon.


    Le poulacre

    A base de porc et d'agneau, le poulacre est une spécialité cheyladaise. C'est l'un des plats secrets des restaurateurs du massif du Puy Mary !


    Mélanger le foie d'agneau avec 2 à 3 oignons et de la mie de pain trempée dans du lait. Ajouter un poireau, du persil, la ventrèche de porc, deux oeufs et de la farine. Roulez le tout dans de la crépinette. Cuire doucement dans une cocotte pendant au moins une heure.



    Idées recettes

    Huîtres pochées, jus de coquillages au champagne et à la gentiane

     

    Ingrédients pour 4 personnes

     

    20 huîtres, spéciale n°1, 500g moules, 200g coques, 200g palourdes, 100g bigorneaux, 1 litre de vin blanc, 1 gros oignon, 1 tête d'ail, 1 branche de céléri, 1 citron vert, 1 botte d'aneth, 1 botte de livèche, thym, laurier, 1 poivron rouge, 1 tomate bien mûre, 1 pot d'oeufs de saumon, 100g de beurre frais, 1 dl de champagne brut et de l'eau-de-vie de gentiane.

    La préparation

    Ouvrir les huîtres puis les décortiquer en réservant le jus des huîtres. Cuire les coquillages séparément. Dans une casserolle, disposer le vin blanc, un oignon ciselé, quelques gousses d'ail écrasées, la branche de céléri, le thym et le laurier. Porter ensuite à ébullition pendant 1 minute. Cuire maintenant les coquillages à feu vif et à couvert. Débarasser les coquillages puis les décortiquer avant de passer le jus de cuisson au chinois. Monder et évider la tomate et couper la pulpe en dés. Dans une sauteuse, rassembler le jus des coquillages et celui des huîtres. Porter à ébullition et monter au beurre. Ajouter les coquillages puis les huîtres et enfin les herbes ciseleés. Vérifier l'assaisonnement et ajouter les dés de tomates, des poivrons et les oeufs de saumon, sans reporter à ébullition. Terminer le bouillon en versant dans la préparation le décilitre de champagne et quelqus gouttes d'eau-de-vie de gentiane et de citron vert. Dans une assiette creuse, disposer les coquilles d'huîtres, les remplir avec les huîtres, les coquillages et ajouter le bouillon de coquillages au champagne et à la gentiane.

    Bon appêtit !

     

     

    Source : bulletin du Cercle Européen d'Etude des Gentianacées (CEEG actualités). Contact CEEG : charles@jolles.net


    Soufflé glacé à la gentiane et truffes au chocolat et à la gentiane

     



    Source : bulletin du Cercle Européen d'Etude des Gentianacées (CEEG actualités). Contact CEEG : charles@jolles.net

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Gauffre au foie de canard caramel à la gentiane

    Ingrédients

    Pâte à gaufre > 200g de farine, 0,5l de lait entier, 10g de levure chimique, 100g de beurre fondu, 2 oeufs entiers

    Foie de canard cru > 100g par personne

    Caramel à la gentiane > 100g de sucre en morceaux, 3dl de gentiane (Avèze ou autre), 150g de crème brulée

     

    Préparation

    Détaillez une belle escalope de foie de canard. Salez et poivrez et réservez-là au froid.

    Réalisez la pâte à gaufre dans l'ordre des produits proposés. Laissez reposer en atmosphère ambiante pendant 2 heures.

    Pour réaliser le caramel, portez à ébullition le sucre et l'eau. Amenez cette préparation au stade de caramel et détendez hors du feu avec la gentiane. Réservez dans un bol.

    Dans votre gaufrier préalablement chauffé, confectionnez les gaufres et réservez-les au chaud dans une serviette.

    Faites cuire dans une poêle de type Téfal, sans matière grasse, les tranches de foie de canard. Dorez-les sur les deux faces, puis déposez-les sur un papier absorbant et tenez-les au chaud.

     

    Dressage

    Sur une assiette chaude, déposez une gaufre, puis la tranche de foie de canard, une quenelle de crème fouettée. Arrosez le tout d'une traît de caramel à la gentiane. Recouvrez d'une seconde gaufre bien croustillante et régalez-vous !

     

    Source : bulletin du Cercle Européen d'Etude des Gentianacées (CEEG actualités)

    Contact : charles@jolles.net


    Roulades de veau à l'Avèze et au cantal

    - 4 escalopes de veau assez épaisses
    - 8 petites tranches de jambon San Daniele
    - 150 g de cantal frais
    - 4 échalote
    - 16 feuilles de basilic
    - 30 g de beurre
    - 1 cuil. à soupe d’huile
    - 1 cuil. à soupe de sucre en poudre
    - 5 cl d’apéritif à la gentiane (Avèze)
    - 10 cl de crème fraîche épaisse
    - sel fin, poivre noir du moulin

    1. Dédoubler les escalopes dans l’épaisseur et recouper chacune d’elles en deux dans la longueur (ou demander au boucher de le faire), de manière à obtenir 16 fines tranches.
    2. Couper les tranches de jambon en deux dans la longueur.
    3. Détailler le cantal en lamelles. Peler et hacher les échalotes. Saler et poivrer les escalopes.
    4. Poser une tranche de jambon sur chacune d’elles, répartir les lamelles de cantal par-dessus et poser une feuille de basilic sur chaque tas.
    5. Rouler chaque escalope sur elle-même et la maintenir fermée à l’aide de piques en bois.
    6. Faire chauffer le beurre et l’huile dans une sauteuse. Y faire fondre les échalotes hachées, puis y disposer les roulades et les faire dorer de chaque côté en ajoutant le sucre dès qu’elles commencent à prendre couleur.
    7. Les retirer et les réserver au chaud sous une feuille d’aluminium.
    8. Verser la gentiane dans la sauteuse et la faire réduire de moitié en grattant bien à la spatule pour faire dissoudre tous les sucs caramélisés de la viande.
    9. Remettre les roulades dans la sauteuse, puis verser la crème tout autour et délayer avec le jus de cuisson. Rectifier l’assaisonnement.
    10. Couvrir et terminer la cuisson 5 minutes, jusqu’à ce que le fromage soit fondu et que la crème ait pris une consistance nappante.
    11. Pour servir, dresser les roulades sur un plat chaud et les napper avec la sauce.
    12. Accompagner de côtes de bettes, de pâtes fraîches ou de riz.

    aveze.com


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  • L'habitat traditionnel conserve souvent une qualité architecturale qui s'exprime dans des plans variés et dans la richesse décorative des matériaux : sur les murs, basaltes noirsn trachy-andésites grises ou rosées mêlent leurs nuances à celles des lichens et des mousses; de superbes toits de lauzes ont résisté au temps.

    La maison élémentaire.

    Elle se compose d'une pièce unique, tournée vers le monumental foyer ou cantou. Elle peut se prolonger verticalement par un grenier et s'enraciner dans le sol par creusement d'une cave. Caves et greniers sont accessibles par une trappe intérieure ou un escalier extérieur. Dehors, elle s'adjoint un poulailler, une soue à cochons... C'est le logis du journalier. Petite et sans confort, elle est aujourd'hui abandonnée ou totalement réhabilitée en gîte rural.

    La maison-bloc.

    On parle de maison-bloc lorsque l'habitation et les dépendances agricoles sont sous le même toit. Son aspect varie avec la réalité économique locale, mais elle correspond à un système où la maisonnée produit, transforme et consomme sur place le necessaire à sa subsistance.

    Dans la maison-bloc à terre, l'étable est contigue à la pièce d'habitation unique. Le fenil, coiffant et réchauffant l'ensemble, est accessible par un plan incliné dit montadou. C'est la maison du petit éleveur-cultivateur des zones de vieille polyculture.

    Dans la maison-bloc en hauteur, le logement, superposé à la grange-étable, est desservi par un escalier de bois extérieur. On la trouve principalement dans le quart sud-ouest du massif. C'est la maison des petits exploitants agricoles, des vignerons, des artisans.

    La maison à dépendances séparées.

    Quand l'amélioration du niveau de vie fait naître des exigences de confort, en référence aux maisons de maître, les granges-étables sont éloignées du logis, souvent de façon assez désordonnée. L'habitation conserve son volume de base mais le nombre de pièces augmentent (entrée, souillarde, débaras, chambre-salon, chambres à l'étage). Les façades jouent la symétrie. De plus en plus, c'est à l'extérieur de la ferme qu'on va chercher alimentation et habillement. Le rapport à la rue et au village est modifié. Le système urbain devient dominant.

    Les toits.

    Les toits sont pentus, couverts de schiste, plus léger, ou de lauzes, énormes écailles volcaniques d'un gris très doux qui diminuent de taille depuis le bat jusqu'au faîte pour ne pas trop charger la charpente. Ces toits, dans le Cantal, surtout, ont donné l'occasion aux charpentiers de réaliser de véritables chef- d'oeuvre. Ils utilisent en particulier le châtaignier, où les araignées ne se mettent pas, le shêne et surtout le sapin. Le bois devait êtra abattu durant les mois sans sêve, de novembre à mars, et en lune vieille. On le faisait d'abord flotter longtemps dans les rivières, puis sécher plus longtemps encore. On le donnait ensuite à débiter aux scieurs de long. Les toitures des granges, en particulier, ont souvent des charpentes de cathédrale.

    "Traditions d'Auvergne" d'Annette Lauras-Pourrat.


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  • Cantal, Salers et Bleu d'Auvergne sont les trois fromages phares du département. On considère le fromage de cantal comme le plus ancien des fromages français, car produit en Auvergne depuis deux millénaires. L'appellation «cantal» est une appellation d'origine contrôlée, l'aire de production étant également délimitée.

    Le SIRBA - Syndicat Interprofessionnel Régional du Bleu d’Auvergne, est basé à Riom-ès-Montagnes.

    Site officiel du Cantal AOC >>

    Site officiel du Salers AOC >>

    Le Bleu d'Auvergne AOC >>

    Reportages TV sur les trois fromages AOC (bas de page) >>

    La Route des Fromages AOC d'Auvergne

    Le saviez-vous ? Le fromage La Vache qui Rit était autrefois fabriqué à Riom-ès-Montagnes. Avant que M. Bel ne quitta la région au lendemain de la seconde guerre mondiale.


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  • Lors de l'établissement des premières voies ferrées dans le Massif Central, la partie centrale du département du Cantal était bien délaissée par le rail.

    Dès 1871, les parlementaires cantaliens réclamaient la réalisation d'un itinéraire de BORT à NEUSSARGUES par CONDAT et ALLANCHE. Mais ce n'est que vingt ans plus tard que le principe de cette ligne fut définitivement acquis. La déclaration d'utilité publique intervint en août 1892. A la même époque, une liaison FELLETIN -USSEL - BORT - NEUSSARGUES était étudiée. La liaison USSEL - BORT n’a jamais été réalisée vu les faibles bénéfices attendus. C'est peut-être dommage car si cette ligne avait emprunté un itinéraire autre que la vallée de la Dordogne, peut-être le "Parisien" continuerait-t-il à passer entre BORT et NEUSSARGUES.

    Les parlementaires ont certes agi pour que cette desserte voie le jour mais ce sont surtout les gros intérêts économiques qui ont été déterminants. Notamment le transport des vins du Languedoc vers Paris. C'est en effet, au cours du XIX° siècle que les Parisiens, qui, jusqu'alors, ne buvaient que du vin de leur région, virent apparaître les vins du Midi (la consommation de vin de la région parisienne a, paraît-il, été multipliée par 6 entre 1840 et 1900).

    Il est bon de rappeler, qu'à l'époque, la France ferroviaire était partagée en “réseaux”. Le Massif Central était desservi par le PARIS-ORLEANS (P.O.), le PARIS-LYON-MEDITERRANEE (PLM) et le MIDI. Il s'agissait là de compagnies privées qui cherchaient avant tout la rentabilité de leurs installations.

    Le transport du vin apportait à chaque réseau une ressource proportionnelle au nombre de kilomètres. C'est ainsi que la ligne BORT-NEUSSARGUES qui rejoignait la ligne MONTLUÇON -EYGURANDE-BORT (terminée en 1887) a été concédée au P.O. lequel espérait créer ainsi à travers le Massif Central la liaison Nord-Sud la plus courte.

    Compte tenu du relief, le tracé de cette ligne n'était pas évident. Trois projets ont été étudiés, le premier par CHAMPS, la Vallée de la Rhue, SAINT-AMANDIN, CONDAT, MARCENAT, LANDEYRAT et ALLANCHE. le second par VEBRET, MENET, RIOM, MARCHASTEL, LUGARDE, SAINT-BONNET et ALLANCHE, le troisième devait emprunter les vallées de la Rhue et de la Santoire pour aboutir à MURAT.

    A l’époque, les polémiques n’ont pas manqué, les langues allaient bon train et bien entendu, le tracé avait été choisi du fait de l’influence de telle ou telle personnalité, prétendue avoir le “poids nécessaire" pour intervenir auprès de l’état et de ses réseaux de chemins de fer. En fait, les études ont été dominées par le souci de distances courtes : le tracé adopté devra être inférieur à 75,17 km pour que BEZIERS-PARIS par BORT soit inférieur aux 804 km de l’itinéraire PLM par ARVANT. Le premier tracé de 74,43 km se rapprochant trop du kilométrage litigieux a été écarté au profit du second d’une longueur de 71,300 km.

    J’ai l'impression que le même phénomène se renouvelle au sujet du tracé de la nouvelle route BORT-RIOM-MURAT. Chacun ayant sa propre conviction que M. X ou M. Y a une influence prépondérante pour ce tracé. Il est rarement question ni de sa longueur, ni des difficultés techniques de réalisation.

    Les difficultés de construction n’ont pas manqué, la ligne étant tracée dans des vallées fort escarpées et escaladant des hauts plateaux. Les déclivités sont comprises entre 20 % et 30 %, la partie la plus difficile à ce point de vue est comprise entre la gare d’ANTIGNAC-VEBRET ET LE COL D'EMBESSE, séparées par une dénivellation de 352 m sur une distance de 12 km.

    La réalisation a exigé la construction de cinq viaducs importants dont celui de BARAJOL (entre RIOM et CONDAT) qui est un chef-d’oeuvre de maçonnerie, quatre tunnels et des courbes et rampes importantes. Il est évident que des conditions de vitesse étaient imposées aux conducteurs.

    En 1925 il fallait deux heures et demi environ, pour effectuer les 71 km entre BORT et NEUSSARGUES.

    Les conditions climatiques du Cézallier ont rendu difficile l’exploitation de cette ligne. Les 45 km situés au-dessus de 850 m sont souvent enneigés. Et malgré un matériel de déneigement important, quelques périodes d'interruption du trafic ont eu lieu au cours des hivers 44-45, 51-52 et plus près de nous, en décembre 1980 où des congères de 5 m de haut s’étaient formées au col de Clavières.

    La ligne a été ouverte le 2 décembre 1907 de BORT à RIOM et de NEUSSARGUES à ALLANCHE. La partie centrale sera terminée en 1908 et inaugurée par le Ministre des Travaux publics le 5 juillet.

    Le relief accidenté de cette région, le manque de ressources minières n’ont pas favorisé l’implantation d’industries importantes, de ce fait le trafic de marchandises a toujours été très faible (moins de 200 tonnes par jour ouvrable). Et les vins ? Et bien, ils n’y ont pratiquement jamais passé du fait des mauvaises conditions d’exploitation. Ainsi la ligne BORT-NEUSSARGUES est le type même de ligne construite artificiellement par intérêts économiques (qui n’ont pas vu le jour) étrangers à la desserte locale.

    Il faut quand même savoir que notre gare a eu une activité très importante en ce qui concerne le trafic marchandises. Notamment lorsque le PO mit en construction l'usine hydroélectrique de COINDRE sur la Rhue. Les pièces et les matériaux nécessaires à la construction ont en grande partie été acheminées par "ANTIGNAC-VEBRET".


    Les interventions du Conseil municipal

    La Compagnie d’Orléans, soucieuse d’exploiter le charbon du bassin de CHAMPAGNAC-LES-MINES, réalisa et mit en service en 1882 la ligne EYGURANDE-BORT-LARGNAC. La jonction avec MAURIAC eut lieu l’année suivante. En septembre 1893, le conseil constatant que cette ligne traverse le territoire de la commune demande qu’un arrêt ou une station soit créé à CHEYSSAC pour faciliter l’accès à BORT, prétextant, en outre, qu’il était inadmissible que la commune d’Ydes ait 3 gares rapprochées : SAIGNES, CHAMPAGNAC-LES-MINES et LARGNAC.

    En novembre 1897, commencent les discussions relatives au tracé BORT-NEUSSARGUES. La commune qui avait été sollicitée, répond qu'elle ne peut contribuer, ni en argent, ni en terrain pour le passage du chemin de fer. Le mois suivant, nos élus avaient réfléchi et voyaient enfin l'intérêt de cette ligne qui suivant le méridien de PARIS serait la plus directe pour joindre la capitale à BARCELONE. Une halte est demandée à Cheyssac, et la gare au village de Drulh. Le tracé adopté, les travaux engagés, le Maire est informé du nom de notre station. Dans la séance du 16 juin 1907, il est dit : “Le Maire expose que le nom proposé pour la station est “ANTIGNAC-VEBRET”. Cette dénomination est considérée comme une déchéance pour la commune. Compte-tenu que la commune de VEBRET est plus importante que celle d’Antignac, que la station est construite sur la commune de VEBRET, il n’y a aucune raison de donner la prééminence à ANTIGNAC, le conseil émet le voeu que la station prenne le nom de “VEBRET” ou, à la rigueur, celui de “VEBRET-ANTIGNAC”. Le Ministre des Travaux Publics saisi de cette protestation n’a pas jugé bon de donner satisfaction. En fait, c'est probablement le seul cas, sur cette ligne, où la dénomination ne tient compte ni de l’implantation territoriale, ni de l’importance des communes desservies.


    Les trains "Bonnet"

    Louis BONNET, créateur de “l’Auvergnat de Paris” a été un précurseur dans ce qui est appelé de nos jours “voyages organisés”. C’est en 1904 qu’il obtint des compagnies P.O. MIDI et PLM, des tarifs réduits pour des trains spéciaux empruntant leurs lignes. Ces réductions étaient importantes : 40 % pour un aller et retour.

    Le premier train prit son départ de Paris le 21 juin 1904. A partir de BORT (par MAURIAC), il s'arrêtait à toutes les gares et la moitié des voyageurs allaient jusqu’à AURILLAC où les attendaient les “Courriers” pour MONTSALVY, ENTRAYGUES, MUR DE BARRES, SAINTE-GENEVIEVE, etc... Une billetterie spéciale avait été installée au siège de “l’Auvergnat de Paris” et deux billets gratuits étaient prévus pour les cabrettaires qui animaient le voyage. Ces trains ont eu un énorme succès, ils ont circulé jusqu’en 1939 avec une interruption pendant la première guerre.

    Après les élections du “Front Populaire” et les accords sur les congés payés en 1936, ils sont devenus les trains des Vacanciers Auvergnats. Certains se souviennent de la circulation de ces trains. Ils passaient un peu avant “l’express” de Paris (la liaison Paris-Béziers s’effectuait par Bort et par Neussargues). Ils avaient, certes, un aspect un peu vieillot avec leurs wagons aux huit portières d’accès, leur marche-pied et les gros numéros indiquant les classes (beaucoup de nos compatriotes voyageaient en 3° classe avec un confort tout relatif).


    Un cantalien, M. A. JACOMY, a fait appel à sa mémoire pour relater un voyage en train BONNET en 1938 (Auvergnat de Paris - Edition du Centenaire). Tout y est décrit, l’arrivée à Austerlitz, l’embarquement, les colis - notamment la valise contenant les provisions de bouches, indispensables pour “tenir le coup” pendant un peu plus de 500 km

    Ces trains facilitaient le retour au pays et contrairement aux premières générations “immigrants” qui ne revenaient qu’après de nombreuses années, souvent sans avoir pris un jour de repos. Les plus jeunes viennent “en vacances”, ce qui ne se fait pas toujours sans quelques accrochages avec parents ou amis. Car imbus de leur “supériorité de parisien”, ils s'ingénient à prendre un accent exagérément faubourien, on parle “pointu”. Je me souviens, et je ne suis pas le seul, d’un jeune, parti de son village natal (je ne dirai pas lequel) pour aller servir comme garçon de café à Paris, qui, à son retour, s'ingéniait à demander aux cabaretiers locaux des mélanges sophistiqués, étalant ainsi ses connaissances de spécialiste et espérant bien que dans ce bled, on ne puisse lui donner satisfaction. C’est d’ailleurs le même qui faisait en sorte de ne plus comprendre le patois. Mais un jour, s’étant aventuré dans un pré au moment de la fenaison, mit malencontreusement le pied sur les chevilles d’un râteau, qui, se redressant brusquement, vint le heurter violemment au visage : “Por de raster !” s'écrie notre pédant. Il venait d’un seul coup de retrouver à la fois son patois et ses racines. Ne généralisons pas, ils n’étaient pas tous comme ça.

    Jean Tournadre http://histoire-locale.chez-alice.fr/trains.htm


     
    Voir aussi
    >l'histoire de la ligne Bort-Neussargues en dates sur Carnet de Bort (milieu de page)
    http://www.carnetdebort.org/gentiane-express.htm

    >interview vidéo de Tristan Brohan, directeur d'exploitation du Gentiane Express
    http://www.aiguillages.eu/tag/gentiane-express 

     

    Zoom sur la construction du viaduc de Barajol

    A cause de la configuration du terrain, la construction métallique initialement prévue par les ingénieurs est abandonnée au profit d'un ouvrage en maçonnerie, utilisant les basaltes de la région.

    Lors de la construction du viaduc de Barajol, sur la commune de Saint-Amandin, on aménage une piste pour acheminer les matériaux. Le chemin dit “des wagonnets” (en bleu sur la carte) présente la particularité d'avoir un dénivelé très faible, car il faut que les chevaux ou les mules tirent les wagonnets remplis de pierres. 

    Dans "Le Triangle du Cantal" (tome 1 : Bort-les-Orgues/Neussargues), Patrick Garinot nous donne quelques éclaircissements sur cette piste. Dés l'adjudication (1902), une voie de service à l'écartement de 1 mètre et de 2,2 mètres de longueur fut construite entre l'emplacement du viaduc et la route de Condat à Riom-ès-Montagnes, à Chapsal (Sapchat) pour acheminer les matériaux. A l'origine de la voie de service fut ouverte une carrière de sable, et vers le milieu du parcours, on exploita une carrière de pierres de blocage (gneiss). Les moellons de basalte pour le parement furent extraits dans le massif de Lestampe et transportés au viaduc par deux plans inclinés et deux voies de service de 0.90m.

    Après 4 ans de travaux, le viaduc de Barajol (également appelé “de Lune Sèche”, du nom d'un autre toponyme local) est terminé au printemps 1907 sans qu'un seul accident mortel ne soit à déplorer. La ligne ouvre le 11 mai 1908 et est inaugurée le 5 juillet suivant par Louis Berthou, Ministre des Travaux Publics.

     

    A ce jour, le viaduc n'a subi aucune déformation, ni nécessité de travaux de rejointement. Depuis le 14 Décembre 1984, il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques et demeure le second plus haut viaduc maçonné d'Europe ! 

    Le rail, facteur de développement touristique

    Le développement du tourisme dans le Cantal est lié à celui du thermalisme et du transport ferroviaire. Au XIXe siècle, les thermes sont en plein essor, plusieurs guides mentionnent la source et les eaux de Vic-sur-Cère qui sont froides (12°C), ferrugineuses, gazeuses, bicarbonatées et sodiques, et ont d'autant plus de succès que la Compagnie des chemins de fer d'Orléans construit une ligne ferroviaire et deux grands hôtels dont elle fait la promotion : l'un au Lioran, l'autre sur le versant sud qui domine la vallée. Le site naturel du Pas-de-Cère attise la curiosité des voyageurs.

    Mais focalisons-nous sur le pays de Riom-ès-Montagnes. Comme dans la vallée de la Cère, le tourisme doit son développement à l'arrivée du train en 1907. Voici quelques dates clé qui décrivent ce processus.

    2 décembre 1907 : le premier train arrive en gare de Saint-Etienne/Menet et de Riom-ès-Montagnes en provenance de Paris, via Bort-les-Orgues.

    11 mai 1908 : le premier train arrive en gare de Condat/Saint-Amandin, grâce à l'ouverture de la ligne Allanche / Riom-ès-Montagnes. Le pays de Riom-ès-Montagnes est désormais accessible depuis Paris et Béziers, respectivement via Bort-les-Orgues et Neussargues. C'est la Compagnie du Chemin de Fer d'Orléans qui gère la ligne. Il faut “moins de neuf heures” pour gagner la capitale !

    26 mai 1912 : la commune de Riom-ès-Montagnes édite son premier guide touristique.

    Février 1920 : le Syndicat d'initiative de Riom-ès-Montagnes voit le jour

    1921 : le Syndicat d'initiative de la vallée de Cheylade édite un guide touristique

    1924 : relance des foires grâce au chemin de fer. La plus célèbre est celle de la St Michel.

    1927 : le Syndicat d'initiative publie un nouveau guide touristique, dont voici le contenu intégral (merci à Stéphane Pouget de nous avoir transmis ce document rare via son blog) :




    Consulter le guide
    http://stephpaysgentiane15.skyrock.com/8.html
     
    http://stephpaysgentiane15.skyrock.com/9.html 
    http://stephpaysgentiane15.skyrock.com/10.html 


    La page de couverture (photo) parle de “cures d'air et excursions”. A l'époque, l'approche du tourisme est encore très orientée vers l'aspect médical, l'air pur ayant en effet des vertus curatives.

    Dans le guide, il est fait mention des nombreuses sources minérales “aux vertus curatives”, et notamment de celle de la Font Salée, qui fut commercialisée de 1898 à 1952 (1). Les autres curiosités mises en avant sont les édifices religieux, les sites archéologiques et le “musée Bourgeade des Planchettes”, les cascades et lacs comme celui “de la Grange” (étang de Majonenc); et une part belle est faite à l'histoire locale.

     

     

    (1) A propos de la Font Salée

    La source de la Font Salée, niché au creux de la commune d'Apchon, a un débit faible mais une curieuse histoire. Peu minéralisée et au goût neutre, elle porte donc mal son nom ! Toutefois, Deribier du Chatelet lui prêta des vertus inattendues pour les prsonnes souffrant "d'embarras gastriques" et de "pâles couleurs". A la fin du XIXe siècle, Emise Pigot, un restaurateur parisien, entreprit de la commercialiser sous le nom d'eau Saint- Eloy. Il eut l'autorisation requise en mai 1898. Mais l'exploitation n'était pas simple, car la source n'est accessible que par un chemin escarpé. Aussi, à peine l'eau recueillie et embouteillée, des ânes remontaient les caisses vers des lieux plus faciles d'accès où pouvaient partir les livraisons. Ce commerce cessa à l'orée de la première guerre mondiale et l'autorisation d'exploitation fut retirée en 1952, en raison de l'accès contraignant, de l'altitude, et aussi du faible débit de la source : 1,3 L à la minute environ. Aujourd'hui, la source et son bassin ont été restaurés et l'eau qui jaillit garde, sans nul doute, ses propriétés.

     

    Sources : Office de tourisme du Pays Gentiane, stephpaysgentiane15.skyrock.com, carnetdebort.org


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