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Découvrez ou redécouvrez le Pays Gentiane, ou pays de Riom-ès-Montagnes (Cantal, Parc naturel régional des volcans d'Auvergne), riche d'un patrimoine aux multiples facettes. Articles, photos et vidéos à consommer sans modération !

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Sur la route des burons (2/2)

Suite et fin de notre série en deux volets consacrée aux burons du Pays Gentiane. Voici un extrait de la brochure "Les burons, mémoire des hommes", éditée par l'association cheyladaise Valrhue en 2011, dans le cadre de l'exposition annuelle prenant place au foyer rural. On y découvre l'évolution des bâtiments du XIIIe au XXe siècle.
 

Les burons d'hier à aujourd'hui
Huit siècles d'évolution

 


Avant le XIIIe siècle

Les bergers se protègent dans des abris matérialisés par des trous recouverts de branchages et de mottes de terre et de gazon. Ce sont les ancêtres des burons, nommés aussi "trats". 
Ce genre de bâtiment était de courte durée et on en changeait souvent comme en témoignent les nombreux entonnoirs visibles dans les pâturages. 

Sur la commune de Cheylade, la localité de "Tras Viel" (ou Traviel), littéralement vieux trat, témoigne de ces vestiges du passé.


A partir du XIIIe siècle

Les abris, recouverts de branchages et de mottes de terre, sont creusés dans la pente du pâturage afin d'obtenir davantage de fraîcheur. Un mur est réalisé en façade avec une porte basse et étroite.


A partir du XVIIe siècle

Le nom de "buron" apparaît, il vient du germain "bur" qui signifie cabane. Les burons sont petits et tassés sur eux-même. Les bâtiments sont en pierres sèches de basalte. Les voûtes sur lesquelles des lauzes sont posées, sont recouvertes de pierres et de terre. Les murs sont épais (de 1 m à 1 m 60) afin de résister à la poussée de la voûte.

Le buron est constitué de deux pièces principales : la cave et la fromagerie. La cheminée est toujours construite à l'opposé de la cave.

Des abris indépendants sont construits : des "bédélats" pour les veaux ainsi que pour les porcheries. Les buronniers dorment souvent avec les veaux. Les premiers parcs à vaches apparaissent, les "affrontadous". Ils permettent de protéger les bêtes et de traire à l'abri en cas d'orage ou de vent violent.


Seconde moitié du XVIIIe siècle

Les "montagnes" se multiplient ainsi que les burons. On fait appel aux ouvriers du Limousin pour les construire plus rapidement. Des murs de pierres reliées à la chaux apparaissent ainsi que des "donnes-jour" plus larges sans pour autant nuire à la fraîcheur des lieux. Le "bédélat" est construit au-dessus de la fromagerie et de la cave. La toiture est posée sur une charpente en bois.


XIXe et XXe siècles

A cette époque, les hommes construisent des nouveaux burons à côté des anciens mais ils continuent d'utiliser les deux bâtiments.

La voûte de la fromagerie est souvent remplacée par un plancher sur poutres. L'isolation est donc moins bonne.

Une rampe en terre, "la montade", permet d'accéder au "bédélat" dans lequel une petite chambre isolée des veaux est parfois construite.

A partir du XXe siècle, peu de burons sont construits. Ils sont couverts en ardoise.

 

Aujourd'hui, les burons ayant conservé leur vocation fromagère se comptent sur les doigts de la main. Beaucoup sont tombés en ruine, d'autres ont été retapés par des amoureux des vieilles pierres (particuliers ou associations), d'autres encore ont été transformés en lieux d'habitation, gîtes, refuges de randonneurs ou encore restaurants. 

 

En vidéo : burons d'hier et d'aujourd'hui

AB
 

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