• Art roman en Pays Gentiane

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    Au XIIe siècle, il existe dans la région de Mauriac une véritable industrie de l’église romane, destinée à remplacer des édifices très fragiles, sans doute construits en pierre et en bois. Les églises en Pays Gentiane ont souvent été façonnées par les mêmes mains, d’où parfois d’étranges similitudes d’un lieu de culte à un autre. Imaginons un nombre incroyable d’artisans, de tailleurs, de sculpteurs, ouvriers de carrières, ou encore charpentiers travaillant à ces chantiers.

    Bien qu'elles se distinguent par leur simplicité, les églises du Pays Gentiane présentent souvent de multiples détails qu'il est difficile d'observer à l'oeil nu. Intéressons-nous ici aux multiples détails extérieurs de ces édifices religieux. Attention aux cervicales !

    L'église Saint-Georges de Riom-ès-Montagnes possède un ensemble de modillons sculptés qui reprennent des thèmes variés : païens, symboliques ou chrétiens (voir photo).

    A Saint-Etienne-de-Chomeil, l'église Saint-Etienne-et-Saint-Clair présente des décorations extérieures très parlantes pour le visiteur avec un sagittaire et deux têtes mystérieuses de monstres dont l'une montre une langue démesurée.

    L'église de Saint-Hippolyte est décorée par des modillons sculptés figurés tandis que la chapelle de la Font Sainte, haut lieu de pèlerinage depuis le XVIIIe siècle, est ornée de modillons représentant gueules de vaches et visages humains.

        

     

    L'église Saint Pierre de Menet présente des thématiques reprises dans les églises du Pays Gentiane (Saint-Georges de Riom-ès-Montagnes, Saint-Beauzire de Trizac...), notamment la sirène bi-caudale (à deux têtes), très discrètement incrustée au-dessus de l'entrée.

     

     

        

     

     

    Plus à l'est, à Saint-Amandin. les voussures du portail de l'église Saint-Etienne décrivent une tête hurlante, le combat d’un homme et d’un dragon à tête de singe – thème repris à Menet et Riom-ès-Montagnes. Dans le tympan de ce portail, deux écus montrent les armes des familles d’Estaing et de Murol. En entrant, sur l’un des chapiteaux, à droite, on retrouve la sirène bicaudale ou encore le singe cordé surmonté des serpents.

    Enfin, à Collandres, le narthex (sas d'entrée à l'église) est particulier : le sol est constitué d'un assemblement de pierres et au pied à droite de l'entrée, une structure en fer permettait d’ôter la terre de ses sabots. L'église Saint Martin se distingue aussi par sa corniche extérieure, dont les modillons sont riches en évocations : ornés de têtes ou simplement moulurés, ils décrivent une chèvre, un diable, un penseur se grattant le menton, un atlante.

    Bref, si les édifices religieux du pays riomois sont tous dignes d'intérêt, il faut non seulement observer leur architecture intérieure mais aussi s'attarder sur leurs sculptures extérieures, qui sont d'une grande discrétion. N'ayez pas peur d'être curieux !


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  • Les villages désertés du plateau de Collandres

    Collandres. Lorsqu'on se promène sur ce grand plateau qui s'étend à l'ouest de la vallée de la Véronne, à environ 1 000 mètres d'altitude, on est d'abord conquis par le calme ambiant puis par la beauté du paysage, qui offre un point de vue imprenable sur le suc de Rond au sud, le puy de Sancy au nord ou le Cézallier à l'est. On devine également la silhouette de burons qui ont résisté au temps. A la belle saison, quelques cloches résonnent tandis que les gentianes jaunes opèrent un léger balancier favorisé par la petite bise locale. On resterait allongé des heures, à contempler l'horizon.

    Pourtant, l'esthétique des paysages n'est pas le seul atout de cette planèze. En effet, en cheminant le long des ruisseaux et de ces étroits chemins creusés par les vaches, on est surpris de passer à proximité de vestiges d'habitation. Parfois, ce sont des burons tombés en ruine. Mais d'autres fois, ce sont des vestiges de villages désertés, des ruines de bâtiments médiévaux (IXe – début XVIe). Une étude réalisée dans les années 1980 a analysé le plan et les éléments constitutifs des villages, la typologie de leurs bâtiments, puis les a replacé dans le paysage : choix de leur implantation, parcellaire, réseau des chemins, place de la forêt, activités économiques et hydraulique. Ce document est aujourd'hui consultable sur le site Persee est constitue un véritable trésor pour les passionnés d'archéologie.

    Cette carte du plateau de Collandres recense les villages désertés qui ont été mis au jour (cercle). Les traits gras représentent les deux principaux axes de communication. Les doubles traits matérialisent la route actuelle qui relie le bourg de Collandres à ceux de Valette et Trizac (est-ouest). Les doubles traits orientés sud-nord accompagnés de flèches sont la représentation des principaux cours d'eau et de leur sens d'écoulement : le Cheylat, la Sumène, le Gour. On distingue également le nom des parcelles.

     

     

    Dans l'étude dont il est question, on apprend que les fermes d'Espinasse, de la Chatonnière ou des Jaleines sont citées dans des textes remontant respectivement au IXe, XIIIe et XVe siècles. Les villages étudiés se présentent sous deux formes, ce qui a des répercussions sur la vie sociale : les uns sont blottis autour d'une place, le couderc (Les Jaleines, Le Clau de Plume), les autres sont construits de manière un peu plus anarchique (Chardonnel, Cournil voire Espinasse). Au Clau de Plume, on distingue bien le couderc : tous les chemins y convergent, et il comprend une source et un four à pain. A Espinasse, pas de source, mais la proximité d'un ruisseau alimente le village en eau.  

    Si on observe les vestiges de plus près, on observe que trois types de bâtiment apparaissent : des maisons bloc "à terre" (qui n'ont pas d'étage), où cohabitent parfois hommes et bétail; des maisons bloc "en hauteur" (qui laissent supposer l'existance d'un étage) et des maisons dissociées formant un "L". La plupart des bâtiment ont en commun d'être semi-enterrés, certains sont même très profonds. On s'en rend clairement compte lorsqu'on y pénètre.  

    Les fouilles ont également mis au jour deux ouvrages particuliers, aux Jaleines et à Cournil. Ouvrages relativement isolés, dominant le village et entourés d'un fossé. Alors, maison forte, résidence d'un personnage important ? Tour de guêt ? Difficile de trancher en l'absence de textes historiques appuyant l'une des deux hypothèses...  

    Sur un plan topographique, les villages se situent essentiellement sur les sommets et éperons rocheux. Il y a plusieurs raisons à cela : d'abord la salubrité, le plateau étant humide et parfois même marécageux; et la possibilité de surveiller les champs, jardins, animaux et de voir arriver les prédateurs. Le Clau de Plume, Cournil et une partie des Jaleines font exception à la règle et se trouvent sur des zones planes.  

    Par ailleurs, certains éléments laissent penser que des activités agricoles, de jardinage et d'élevage ont été pratiquées dans ces villages. Aujourd'hui encore, on peut aussi remarquer à l'oeil nu que des parcelles pourtant voisines ne présentent pas toujours la même flore. Le type de culture a pu l'entraîner. La présence de canaux, fossés d'irrigation, étangs ou moulins à eau servant à moudre les céréales montrent que l'eau a permis de nombreux aménagements, ce qui met en évidence une organisation sans faille et une parfaite maîtrise de l'environnement.  

    Concernant les problématiques de déplacement, le plateau était traversé par deux axes principaux (voir rubrique Histoire et traditions) qu'on a coutume d'appeler la "route de la Reine Blanche" (ou route du sel), qui reliait notamment Collandres à l'est à Trizac à l'ouest; et le "chemin de Rignac" (du nord au sud). Les pavés retrouvés lors des sondages, quadrangulaires et mesurant une vingtaine de centimètres de côté, en témoignent. 

    Comme l'observe l'étude, l'occupation agro-pastorale de la planèze semble s'interrompre au début du XVIe siècle, au profit d'une activité d'élevage extensif. Ce mouvement a été suffisamment important pour supplanter toute l'ancienne économie, les anciens cadres d'exploitation et tout habitat permanent sur ces hautes terres. Les villages sont définitivement désertés, seul persiste un peuplement saisonnier, et les pâtures recouvrent 80 % de la surface totale. C'est à peu de choses près, le paysage qu'il nous est encore possible de voir actuellement.

     

    Source : Marie-Claire SIMON-COSTE, Les montages d'Auvergne avant la vie pastorale actuelle, villages désertés et paysage fossile de la commune de Collandres; in Revue archéologique du centre de la France, tome 27, fascicule 1, 1988, pp. 61-98.

     

    >Lire l'étude


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  • La liste n'est pas exhaustive, mais voici quelques-uns des temps forts de la fin d'année en Pays Gentiane...

    Marché de Noël

    • Riom-ès-Montagnes, dimanche 15 décembre (place de la Halle)

    Crèches de Noël

    • Saint-Amandin
    • Saint-Etienne-de-Chomeil

    Concerts de Noël

    • St-Etienne-de-Chomeil, samedi 21 décembre à 20 h 30 à l'église Saint-Clair : le Chœur des Volcans (Chœur des Gentianes et Cantal'Auze réunis) - entrée libre
    • Trizac, dimanche 22 décembre à 15 h à l'église Saint-Beauzire : les plus beaux airs de Noël par les Amis de l'accordéon de Polminhac, suivi d'un pot de l'amitié - entrée : 5 €, dans le cadre des Hauvergnales de Trizac

    Et aussi...

    • "Journée de Noël", dimanche 8 décembre à St-Etienne-de-Chomeil (en partenariat avec le Téléthon) 
      • 10 h 30 : spectacle "La grande forêt de l'hiver"
      • 15 h : atelier déco
      • 16 h : goûter avec le Père Noël
      • 17 h : projection du film d'animation "Rudolph le petit renne au nez rouge"
      • 18 h 30 : spectacle-démonstration de country
      • 19 h : soupe de Noël (réservation au 06 72 27 63 98)
    • Trains du Père Noël, samedi 21 et dimanche 22 décembre au départ de la gare de Riom-ès-Montagnes. > Renseignements 

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  • Le parcours du Tour de France 2020 a été dévoilé mardi 15 octobre 2019 au Palais des Congrès de Paris, en présence notamment du Maire du Falgoux, Louis Chambon. Les coureurs se frotteront notamment au Massif central lors d'une étape (très) accidentée qui reliera Châtel-Guyon, dans le Puy de Dôme, au Pas-de-Peyrol, dans le Cantal, le vendredi 10 juillet 2020.

    Après la Chaîne des Puys, le massif du Sancy et l'Artense, le peloton pénètrera dans le Cantal par Lanobre avant de prendre la direction de la vallée de la Sumène et de Saignes. Il cheminera alors sur le plateau de Trizac (Le Monteil, Trizac) après avoir escaladé la côte de l'Estiade.

    Il sera alors temps de se reposer un peu le temps de la descente vers Moussages et Pons, mais pas bien longtemps puisqu'après la Côte d'Anglards-de-Salers, la dernière ligne droite en vallée du Mars (Pépanie, Saint-Vincent-de-Salers, Le Vaulmier, Le Falgoux) sera terrible ! En effet, le final de l'étape s'annonce particulièrement difficile avec l'ascension du col de Néronne depuis Le Falgoux (la plus ardue) et celle du Pas-de-Peyrol (par son versant le plus pentu). Avec des images sublimes à la clé pour des millions de téléspectateurs...

    Une chose est sûre, celui qui lèvera les bras au Puy Mary aura joué un joli numéro à ses compagnons !

    Trizac : le Tour de France attendu en juillet !

    Trizac : le Tour de France attendu en juillet !


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  • Chanterelle : Albert Monnier, photographeAlbert Monier, grande figure mondiale de la photographie d'art, aura marqué sa terre natale du Cézallier à travers ses nombreuses œuvres.


    Né le 3 Mai 1915 à Savignat, commune de Chanterelle, Albert Monier est issu d'une famille de paysans. Dès son plus jeune âge, il plonge dans l'univers photographique grâce à ses oncles. Il devient célèbre en révolutionnant la carte postale traditionnelle, lui apportant une dimension artistique. En 1958, une édition de cartes "noir et blanc" sur l'Auvergne voit le jour ; à travers elles, le photographe dépeint l'âme et le cœur des paysans et sublime de façon poétique les paysages de son pays d'enfance. En plus d'un humaniste, c'est aussi un avant-gardiste puisqu'il propose dès 1963 la photo en grand format, aujourd'hui l'équivalent du poster. Son travail photographique se caractérise entre autres par ses jeux de lumières renforcés par le choix du noir et blanc. Du Maroc à l'Auvergne en passant par Paris, il a su capter avec réalisme et dignité le quotidien des gens modestes. Photographe à l’œil aiguisé, il aura laissé derrière lui une œuvre remarquable.

    Site internet de l'association Albert Monier : www.albert-monier.fr

    Quelques clichés d'Albert Monier : http://albert-monier.fr/phototheque/

    Source : chanterelle.fr


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